Un salon pas comme les autres

Comme pour plusieurs auteurs et artisans, les événements publics et les rassemblements sont l’occasion du renouer avec ce milieu qui nous est si cher et, avouons-le, de mettre du beurre sur notre pain. Tranquillement, la vie reprend son cours et la situation nous permet tranquillement (j’insiste!) d’aller à la rencontre des gens pour partager notre passion. Je remarque d’ailleurs qu’il se dresser à l’horizon des personnes dévouées voulant orchestrer des occasions spéciales malgré toute l’incertitude qui règne parmi nous. Les temps sont encore troubles, certes, mais j’ai comme l’impression qu’on arrive du bon côté. C’est pas trop tôt!


Pour ma part, le 7 août dernier, j’ai eu l’occasion inespérée de mettre une pause dans mon isolement pour participer à un salon du livre vraiment pas comme les autres. Ce fut l’opportunité pour moi de contribuer à un événement privé, organisé sur le groupe, de plus en plus célèbre, «Les lecteurs de roman Noir/Horreur/Policier». Cette journée si spéciale, qui s’est déroulée à l’extérieur, sur le terrain d’une érablière à Sainte-Anne-Des-Plaines, n’est pas la première initiative du genre et porte le nom de «Salon Clandestin», un titre bien mystérieux qui donne immanquablement aux participants un sentiment d’agir à contre-courant. Je vous rassure toute de suite, les mesures sanitaires ont été respectées au mieux.


Ce que j’en retiens le plus a déjà été mentionné sur ma page officielle, mais je tenais à vous en reparler un peu ici. En résumé, il y avait une éternité (comme pour la plupart de mes collègues auteurs) que j’avais eu la chance d’aller à la rencontre des lecteurs, de vivre ça en chair et en os surtout. En vrai, cela faisait 11 mois et 29 jours pour être exact (Oui, oui, je l’ai compté). La pandémie a été difficile pour la plupart d’entres nous et elle a affecté notre quotidien à tous. C’est peut-être un peu égoïste de ma part d’avoir participer en pleine quatrième vague, mais je dois vous avouer que d’avoir laissé à la maison tous mes tracas et mes angoisses pour aller à la rencontre de personnes aussi passionnées que moi, pour parler de littérature, de la pluie et du beau temps, bref de tout sauf de ce vilain virus, m’a fait un bien fou!!!


En prime, j’y ai rencontré des personnes extraordinaires en plus de retrouver d’anciens collègues que j’avais presque oublié la face, tellement ça faisait longtemps. Aussi, je dois vous avouer que rejoindre ma chère plume-sœur, Withney St-Onge B., a été comme un baume pour mes plaies. J’en ressors pour ainsi dire galvanisée et j’espère que c’est quelques photos vous donnerons espoirs pour la suite.

Aussi, je ne remercierai jamais assez les courageux qui ont eu l’audace d’organiser cet événement contre vents et marées. Audrey Chevalier, Alex Tremm et Eric Quesnel, merciii! À tous les bénévoles aussi qui ont donné de leur temps précieux. Pour les encourager à continuer, rejoignez le groupe et soyez des nôtres pour la prochaine édition. Ça pourrait arriver plus tôt que prévu!

Écrire en temps de pandémie

Écrire en temps de pandémie covid19

Avec les aléas de la vie et un certain virus qui n’exige plus de présentation, je me rends compte que je ne vous ai pas donné de mes nouvelles depuis belle lurette. Contrairement à ce que vous pouvez penser, j’ai envisagé à plusieurs reprises de rédiger un article (évidemment, je ne vous oublie pas :)) mais j’ai mis longtemps à trouver le bon moment et, je dois l’avouée, le moral qui vient avec. Avec tout ce qui se passe présentement, j’ai été forcée de prendre un peu de recul pour trouver les mots justes, chercher l’inspiration et le courage de revenir vers vous. Voilà maintenant chose faite!

Étant donné que le monde fonctionne au ralentie dernièrement et que les salons du livre sont en voie de disparition, on pourrait croire que j’en ai profité pour me reposer et prendre du temps pour moi. En fait, c’est carrément l’opposé qui s’est produit. Ça n’excuse toutefois pas le fait que je sois «disparue de la map» pendant plusieurs mois. Laisser moi tout de même m’expliquer un brin et vous raconter c’est quoi d’écrire en temps de pandémie.

Tout d’abord, je peux dire que ces derniers mois ont été pour moi une véritable montagne à gravir. J’ai vécu d’abord le confinement, comme tout le monde, en plus des insécurités financières et de l’isolement partiel (j’ai la joie de cohabiter avec mon amoureux). En ce sens, je ne peux pas me plaindre de ma condition, puisque je me considère très chanceuse dans cette malchance. La crise sanitaire pèse tout de même sur ma créativité et mes heures de sommeil.

Heureusement, j’ai l’immense privilège d’avoir intégré la famille des éditions AdA en 2019. Cela me permet évidemment de faire tranquillement ma place dans le milieu littéraire et de vivre mon rêve à plein régime. Ceci m’amène donc à vous parler du véritable sujet de cet article. Vous le savez peut-être, il arrive parfois que les auteurs aient accès à des appels d’offres inédites. Comme je me compte toujours parmi la relève, je peux vous assurer que je suis à l’affût de la moindre occasion pour améliorer mon écriture, peaufiner mon style et… publier mon prochain livre. Ainsi, quand est venue l’occasion de soumettre ma candidature à des initiatives littéraires internes, je me suis lancée à pieds joints et répondu présente à tout ce qui était à ma portée. Résultat : je me suis engagée à écrire en 2020, non pas un livre, mais bien deux! Presque simultanément en plus! Vous rendez-vous compte? Pas moi en tout cas.

Évidemment, tout le monde sait que le processus d’édition n’est pas instantané. Il arrive, par exemple, qu’un appel d’offres pour un projet d’écriture arrive en avril 2020 alors que le livre est prévu pour l’an prochain. Le contexte à l’écriture peut donc être très différent de celui à la sortie. Moi, petite ambitieuse que je suis, j’ai voulu faire mes preuves et mettre toutes les chances de mon côté. Je me disais que j’avais le temps d’écrire, que je devais me risquer même si je n’étais pas certaine de la réussite de mes projets.

Notez que ce n’est pas parce qu’on a déjà écrit un livre que le suivant est assuré. Mais, tout cela s’est déroulé avant l’arrivée d’une certaine pandémie. Qu’à cela ne tienne, j’avais signalé mon intérêt pour des projets et j’étais décidée à tenir parole, quitte à négliger quelque peu ma santé et mes proches. Je fait toujours mon possible pour remplir mes engagements! Il en va de mon avenir et de ma réputation! C’est comme ça.

Voilà ainsi, comment, en temps de pandémie, j’ai commencé le processus d’écriture pour la novella «Nos héros» ainsi que le fameux projet Mystère. Je pense d’ailleurs vous faire part bientôt d’un témoignage complet sur ma participation au premier cas. Pour vous faire un petit résumé, je peux vous annoncer ici que ç’a été une expérience totalement folle. J’ai choisi délibérément ce terme ambivalent parce que j’ai véritablement voyagé à travers les deux extrêmes; d’un côté, je me sentais merveilleusement à ma place et privilégiée, de l’autre, je prenais conscience de l’ampleur de la COVID-19 au fur et à mesure que j’écrivais mon histoire. Ce n’est pas demain que j’oublierai cette expérience enrichissante.

Par-dessus tout ça, comme si ce n’était pas déjà suffisant, j’ai tenté à la fois de rester connecté pour vous, d’être présente sur les réseaux sociaux et de participer à des événements littéraires. Décidément, l’année 2020 a été riche en émotions, autant bonnes que mauvaises, ainsi qu’en production de mots. Pas étonnant que je me sente si fatiguée à présent. Vivement le congé des Fêtes!

Bref, je crois que je vais devoir m’arrêter ici. Heureusement, je sais que je ne suis pas seule, que vous êtes là à me lire, à m’écrire, à vivre des épreuves similaires aux miennes. Je vous dis donc merci du fond du cœur et à la prochaine.