2019 - tout un bilan

2019 : tout un bilan

La dernière année de la décennie se termine et je suis forcée de constater qu’elle a été mémorable pour moi.

Je n’ai jamais eu l’habitude de m’arrêter pour prendre le temps de regarder derrière moi le chemin parcouru. Pourtant, en voyant tous les autres le faire, je me suis sentie obligée au départ de me poser à mon tour. En me prêtant à l’exercice, j’avoue avoir compris pourquoi j’étais si fatiguée en fin d’année. Pfou! Heureusement, j’ai pu vraiment souffler pendant mes vacances. Je vous prépare à présent un petit bilan traditionnel 2019 regorgeant d’éléments pour le moins atypiques. Alors c’est parti!

Janvier et février

L’année a commencé en lion avec la nouvelle de la sortie du roman «Déviance», marquant entres autres ma première participation à une co-écriture, mon premier roman de science-fiction ainsi que mon arrivée au sein de la maison d’édition AdA.

En début février, le numéro 52 de la revue Brins d’éternité accueillait ma première nouvelle publiée entre ses pages. Le lancement collectif s’est déroulé au bar l’amère à boire sur Saint-Denis. Ç’a été l’occasion de ma première lecture publique. Que d’émotions!

Mars et avril

La première fin de semaine du mois de mars s’est déroulée au salon du livre de l’Outaouais à Gatineau. Une première occasion pour moi de faire connaître «Déviances» au lectorat québécois. Suivra rapidement le salon de Trois-Rivières, puis celui de la ville de Québec. Des chances inouïes pour moi de tous vous rencontrer et de partager ma passion avec vous. J’ai aussi eu l’occasion de croiser mes idoles, mes collègues auteurs et de partir à l’aventure avec ma meilleure amie, l’auteure Withney St-Onge B. J’en rêvais depuis si longtemps.

Une semaine après le salon du livre de l’Outaouais, soit le 9 mars, s’est déroulé le lancement officiel de «Déviance», entourée de mes proches ainsi que de ma plume-sœur, Withney. C’est la maison des écrivains (où réside l’UNEQ) qui nous a reçus dans son décor complètement livresque et le photographe René Auger était présent pour immortaliser ce moment précieux. Voici quelques-uns de ses meilleurs clichés.

À partir de la mi-mars, le roman «Déviance» est arrivé en librairies grâce à la distribution de mon éditeur AdA. C’est tellement plus facile de rejoindre un public lorsque le livre est sur les tablettes. Je me sens encore choyée par cette opportunité étourdissante. Je tente tout de même de garder les pieds sur terre et de continuer mon travail acharné.

Roman Déviance à la librairie Raffin Place-Versaille

Progressivement, Withney et moi-même avons reçu des critiques littéraires et des photos de lecteurs satisfaits. Ça fait toujours chaud au cœur! De savoir que des gens parlent du livre dans certaines revues, sur la blogosphère et même à la radio m’a comblé de joie. Jamais je n’aurais imaginé rejoindre un tel réseau de passionnés. Voici quelques chroniques qui m’ont marqué:

Mai et juin

Plus vite qu’il n’y paraît, le fameux Congrès Boréal est arrivé. J’ai alors appris les nominations dans deux catégories différentes soit le prix Aurora-Boréal – meilleur roman (Le Roi des ombres) et le Prix Boréal Fanédition (fillesdejoual.com) pour moi et ma collègue blogueuse Withney. Au final, le blogue des filles de joual a été récompensé et j’en suis ressortis tellement reconnaissante de voir mon nom apparaît parmi des auteurs que j’admire. Des gens comme Élizabeth Vonarbourg, Geneviève Blouin, Luc Dagenais, David Côté et tant d’autres.

En juin, j’ai fait revivre mon deuxième roman «Le roi des ombres» en réalisant un voyage outre-mer pour pouvoir marcher sur ses traces. Le projet consistait à partir du sud de la France jusqu’à atteindre la péninsule ibérique. J’ai ainsi parcouru le même trajet que le personnage de l’Oiseau de proie. Pendant ce périple, j’ai pu admirer de mes propres yeux la beauté des paysages hispaniques et visités plusieurs châteaux construis à l’époque moyenâgeuse. Pour vous en faire aussi profiter à vous aussi, j’ai publié une série de photos et vidéos sur ce blogue. Voici quelques liens intéressants sur cet étonnant voyage : Le cercle d’Artajona, la région de Navarre et finalement la cité de Carcassonne.

Juillet et août

D’autres événements marquants m’ont permis de rejoindre des passionnés plus proches de moi cette fois. Je pense en autre à la Foire commerciale de Mercier-Est et aux Médiévales Lanaudière. Deux occasions que j’espère pouvoir renouveler l’année prochaine.

Septembre et octobre

Puis enfin, dans l’ombre cette fois, j’ai fini l’écriture du premier tome d’une série en devenir. Le travail de l’auteur se fait bien souvent sans que vous le sachiez. Cette fois, j’ai voulu vous faire entrer dans les coulisses de l’écriture avec un article sur la réécriture. Ainsi, le métier d’auteur se révèle un peu plus à vous.

Novembre et décembre

L’année s’est terminée en crescendo avec le Salon du livre de Montréal. Withney et moi nous sommes partagées une table de dédicaces pour parvenir à passer au travers des longues journées avec encore un peu de voix. Beaucoup de rencontres, de surprises et de franches camaraderies. L’équipe d’AdA se révèle vraiment sympathique et charmante. Les auteurs sont aussi formidables et m’incluent dans leur cercle comme d’une deuxième famille. Je les aime tous et leur dis merci!

Conclusion

Voilà ce qui fait le tour de cette véritable année littéraire. Je constate que je n’ai jamais participé à autant d’événements. Jamais je n’ai croisé autant de passionnés de lectures et d’écriture. Jamais je n’ai été aussi épuisée et heureuse à la fois.

Je vous souhaite à vous aussi de réaliser vos rêves, quel qu’il soit. Foncer et cesser de remettre à plus tard. Bonne année 2020!

Sur les traces du roi des ombres - jour 15

Jour 15 – Départ

L’heure du retour à la maison s’annonce. Pour attraper notre vol, nous devons partir en taxi vers les 5h du matin. Il fait noir, il fait froid; je veux rester coucher! XP

On part quand même en dodelinant de la tête. J’éprouve à la fois un stresse concernant le trafic, les retards et j’anticipe ma nouvelle monter dans l’avion. Encore une fois, nous avons une escale à faire avant d’arriver. Ce sera cette fois pour Toronto, un peu plus logique comme déplacement que pour Munich. Prenez en compte que si vous faites un voyage avec escale, il y a toujours un délai supplémentaire, une douane supplémentaire et beaucoup plus de risques pour les retards. Vous voyez sûrement où je vais en venir…

Malheureusement, notre premier vol sera retardé de plus d’une heure. J’ai bon espoir que tout reviendra en ordre par la suite, mais, en toute logique, nous allions arriver trop tard pour prendre l’escale Toronto-Montréal prévue à l’horaire. Qu’à cela ne tienne, moi et mon conjoint sommes automatiquement transférés à un autre avion faisant le même trajet. Par contre, il faut spécifier que nous avions environ 15 minutes pour trouver ce nouvel avion. Les agents de bord se font rassurants et nous disent que dans le pire des cas, nous pouvions prendre le vol d’après si on venait à rater le premier (encore du retard XD). N’empêche que nous nous mettons à courir de plus belle après l’atterrissage à l’ouverture des portes.

Au final, nous arrivons juste à temps pour prendre ledit deuxième avion. Un détail nous effleure cependant l’esprit avant même d’avoir retrouvé notre souffle : nos bagages? On nous avait assuré depuis le début que le transfert se ferait automatiquement, sans que nous ayons à intervenir. Mais, étant donné que nous avions couru pour rattraper le vol, il était facile de s’imaginer que nos bagages n’en avaient pas fait autant. Je voyais par le hublot les derniers bagages s’embarquer. Or, les nôtres restaient invisibles.

Ne pouvant pas vraiment faire plus, nous avons décollé sans plus de protestation en tentant de penser à autre chose. Ça ne servait à rien de s’inquiéter outre mesure pour l’instant. À notre arrivée, nous avons finalement confirmé le fait accompli : nos valises n’avaient pas été aussi efficaces que nous et étaient restées en Espagne. Heureusement, l’aéroport de Montréal possède un service spécial de livraison pour ce genre de situation. On nous promet nos valises pour le soir à notre maison. Nous n’avons plus qu’à attendre.

Nous rentrons donc bredouille. Plus de valises à traîner, que des souvenirs légers de châteaux et de conte de fées. Pour bien conclure ce voyage, plusieurs livraisons sont prévues pour le soir chez nous. En premier lieu, nos valises avec tous nos précieux items à l’intérieur. Fait à noter : mon conjoint n’a plus de vêtements à se mettre, tous sont dans sa valise disparue. Pour moi, ma garde-robe n’est pas encore épuisée, alors je lui propose de porter une robe de soie qu’il refuse en riant. (Vaut mieux être sale et fier on dirait!)

Ensuite, nous attendons aussi la livraison d’un bon repas puisque le frigo crie famine. Et finalement, ma mère, qui a joué le rôle essentiel de la gardienne de petit chien, est supposeé venir à la maison me porter mon fidèle compagnon (aussi dénommé M. Whippet).

Mon chien whippet

Ainsi donc, la famille est réunie, je suis de retour à la maison, nos valises arriveront avec 24h de retard, mais, tout de même, je peux dire désormais que je suis rentrée chez moi. Le temps doux m’indique que l’été est finalement arrivé durant mon absence. Je me sens bien, mon conjoint et mon petit chien aussi. Ce fut plus qu’un voyage. J’appellerais ça plutôt une expérience hors du commun! Jamais je n’aurais cru un jour pouvoir vivre autant d’aventures, voir de mes propres yeux des châteaux, des remparts, des cités moyenâgeuses. Mieux comprendre comment pouvaient vivre les gens de la royauté à cette époque et, par-dessus tout, marcher sur les traces du Roi des ombres, mon deuxième roman.

Je vous laisse ainsi sur un dernier extrait de ce livre décrivant, avec le plus de justesse possible, l’environnement et le quotidien de cette époque charnière qui a si longtemps bercé mon imaginaire. Je vous remercie tous infiniment de m’avoir suivi durant ces deux semaines. Et, qui sait, je vous dis peut-être à de prochaines aventures.

Par beau temps, [Alcides] arriva au château de Brest. La renommée de sa rade naturelle était connue de tous. On prétendait qu’une flotte complète pouvait s’y loger en cas d’attaque ou lorsque la tempête était trop forte. Son vaillant goulet ne laissait pas passer qui veut. Le château fort était quant à lui plutôt hétéroclite. L’architecture gothique par endroits détonnait des colonnes romaines.

Sylvain, Stéphanie (2018). Le Roi des ombres. Les Éditions NumérikLivres, p. 132
Sur les traces du roi des ombres - jour 14

Jour 14 – Madrid

Nous sommes finalement arrivés hier à notre appartement de Madrid. Pour faire changement, (voyez le sarcasme ici) nous nous levons tôt et partons visiter le Parc Retiro en passant par métro et sa Estation de l’Arte (jumeau spirituel de la Place-des-Arts à Montréal). Ce parc gigantesque comprend une belle vue sur la ville, un jardin botanique, une fontaine et un bassin assez grand pour y faire du canot. Fait surprenant, un bon nombre de gens se déguise en mascotte pour amasser de l’argent. De voir des Winnie l’Ourson, des Muppets et autres créatures colorées rendent ce parc encore plus accueillant. Surtout, les enfants semblent adorer!

On s’arrête pour le dîner en mangeant une formule tapas, cette fois en taille plus humainement normale. 3 ou 4 plats à partager rendent tout le monde heureux. Patatas el bravas (frites et sauce épicée), boulettes de bœuf, calmars frits et chips en apéro. J’ai aussi eu droit au meilleur Smoothie que j’ai goûté depuis longtemps et à mes premiers churros (bâtonnet de pâte frite) avec sauce chocolat.

Et finalement, nous sommes partis pour l’après-midi à la découverte du Palais Royal de Madrid. Cette fois, il s’agit bel et bien de la demeure du roi d’Espagne. (En fait, notre théorie est que la famille royale ne vit plus entre ces murs, puisque des visites guidées ont lieu tous les jours chaque heure, mais je peux me tromper.) C’était quand même intéressant de faire la comparaison, de visiter un château «moderne», avec du mobilier et de la déco… beaucoup de déco. J’ai comme idée que ça peut-être rappeler certains traits hispaniques du moyen-âges. Malheureusement pour vous, il était interdit de prendre des photos de la plupart des salles. Je vous montre les quelques unes que j’ai pu prendre en toute légalité. 😛

Sur les traces du roi des ombres - jour 13

Jour 13 – Madrid

C’est le cœur gros que je quitte Artajona et la région de Navarre pour me rendre pour la première fois à Madrid. Pendant que je rêve encore le soir de châteaux moyenâgeux, des remparts à n’en plus finir et de la campagne reposante et sereine, nous embarquons dans notre train de la gare de Pamplona; cette même gare qui nous a accueillis trois jours plus tôt. À Madrid, nous allons habiter dans un appartement complet, un deux et demi. Évidemment, tout est plus cher dans la grande ville, mais elle a elle aussi beaucoup de choses à nous raconter, j’en suis certaine!

Sur les traces du roi de ombres - Madrid

Top 7 des faits surprenants sur l’Espagne

Pour ne pas vous ennuyer avec mes déplacements longs et ennuyeux, je vous propose un nouveau palmarès, cette fois concernant l’Espagne que j’ai pu visiter. Pour consulter celui que j’ai fait sur la France, c’est par ici. Il est important de noter qu’il ne s’agit pas toujours de points négatifs, mais tout de même d’élément qui ont marqué la petite Québécoise que je suis. Alors c’est parti!

  1. Les magasins ferment pour le lunch
    Encore une fois, je vais me répéter, mais, tout comme la France, l’Espagne ferme ses portes durant l’heure du midi. Si je me mets en situation et que j’étais un habitant qui décide d’aller magasiner pendant mon heure de lunch, il faut se résoudre à l’évidence : c’est impossible! C’est drôle parce que j’aurais cru qu’il s’agissait des heures les plus achalandées dans les magasins. À la place, il faut attendre le retour du propriétaire vers 14h, à la fin de sa pause dîner.
  2. Un mélange d’ancien et de moderne
    Il m’a semblé tellement merveilleux de pouvoir visiter des monuments centenaires durant mon voyage. En Espagne, tout est historiquement surprenant. Et d’un autre côté, j’ai pu voir aussi des sites complètement modernes tels des champs d’éoliennes, des bus électriques, etc. On ne peut pas dire que les Espagnols vivent comme dans l’ancien temps!
  3. L’intégration touristique parfaite
    Il est surprenant de croiser des touristes Français à tout bout de champ et, plus surprenant encore, des menus de restaurants en quatre langues, parfois cinq. En tant qu’étrangère, je me suis sentis tellement bien accueillis. C’était merveilleux!
  4. C’est vert partout
    11 - Sur les traces du roi des ombres - Vallées de Navarre
    C’était mon premier passage en Espagne et, contrairement à ce que je m’étais imaginé, il y avait beaucoup plus de verdure et d’arbres. Les paysages étaient beaux, la campagne verdoyait de tous ses feux. Il y avait même des conifères en forêt, pas que des feuilles. Moi qui m’attendais à un paysage plutôt désertique, je me trompais sur toute la ligne.
  5. On mange tard!
    Ça, tout le monde m’avait prévenu, mais j’ai quand même été surprise …héhé! Les restaurants ouvrent uniquement à partir de 20h ou refusent du moins de servir à manger avant cela. En période de vacances, c’est bien. Mais quand on a une journée de travail dans le corps, je ne sais pas trop comment je survivrais.
  6. Des toilettes pour tous

    On a l’habitude maintenant de voir des toilettes publiques spéciales pour les handicapés. Par contre, je n’avais encore jamais entendu parler de toilettes familiales. Très rigolo comme concept. J’en ai vu dans la gare de Madrid et de Barcelone. Un symbole sur la porte indique la silhouette d’un papa et d’une maman avec un enfant au milieu. À l’intérieur de cet espace, il y a une cuvette et un lavabo grandeur normale… et un autre taille réduite. De cette façon, l’enfant peut s’occuper tout seul de ses affaires. Une belle initiative pour l’apprentissage de la propreté, j’imagine!
  7. La télévision sans doublage
    Une autre chose qui m’a marquée est la télévision câblée d’Espagne qui propose toutes sortes de programmes dans différentes langues. Alors que je suis heureuse de découvrir des émissions anglophones que je connais, tel que «Les Simpson», je réalise après coup que je visionne réellement un poste hispanophone malgré que certaines émissions soient en anglais. Les pubs restent en espagnol. Et pour les épisodes, il n’y a que les textes et les chansons qui sont sous-titrés en espagnol. Va savoir si tous les Espagnols parlent anglais (ce qui me surprendrait) ou si ces postes sont en fait destinés aux touristes et immigrants. Mystère!
Sur les traces du roi des ombres - jour 12

Jour 12 – Navarre

Dernière journée dans la région de Navarre et, pour ce faire, j’ai décidé de consacrer un article complet sur le magnifique Palais royal d’Olite. En effet, il n’était pas du tout sur mon itinéraire initial, mais, rendu sur place, il s’est révélé un incontournable de la région. Évidemment, vous avez compris par la terminologie «palais royal» que la royauté de Navarre y résidait à partir de sa construction au XVe siècle. C’est un lieu historique qui a complètement été restauré; incroyable à visiter! Dommage que sa date de construction dépasse celle où se situe l’intrigue du Roi des ombres ;). Mes personnages n’auront jamais pu le visiter, mais moi oui!

J’ai donc pu étudier ce fabuleux palais sur toutes ses coutures. Pour le parcours, pas de visite guidée (mon espagnol laisse pas mal à désirer :P) mais armée de mon guide audio, j’ai pu traverser les salles de pierres avec une bonne idée de ce qui pouvait s’y trouver autrefois. Nous avons parcouru ainsi, en toute connaissance de cause, la chambre du roi et de la reine, les remparts et les multiples tours de garde.

Faits à retenir sur le Palais d’Olite

La reine avait exigé à sa construction d’avoir accès à un jardin depuis sa chambre, rien de moins. Seul problème, sa chambre se situait au deuxième étage. Qu’à cela ne tienne, il faut bien satisfaire la reine, alors on a fait construire une énorme salle en voûte pour soutenir le poids du jardin (avec des arbres et tout). Cette salle sans fenêtre, trop froide pour y habiter, trop humide pour y stocker de la nourriture ou des armes, restera inutilisée en tant que telle, complètement laissée au service de ses monarques.

Plus surprenant encore (si c’est possible), le château avait presque l’eau courant à l’époque médiévale. J’ai pu prendre en photo le réservoir d’eau qui se retrouve tout au sommet de l’une des tours de garde (2e et 3e photo). Ainsi, pour ne jamais manquer d’eau même en temps de sécheresse, les serviteurs montaient des seaux chaque jour jusqu’à la cruche géante en empruntant des escaliers en colimaçons (interminables). Ça c’est de la dévotion!

Et finalement, malgré que nous nous soyons bien intégrés à l’Espagne depuis ces quelques jours, nous nous sommes permis un écart de conduite en passant par un restaurant Italien où j’ai déniché la meilleure Calzone au monde! Un vrai régale comme disait le titre des céréales!

Le palais royal d’Olite

Sur les traces du roi des ombres - jour 11

Jour 11 – Région de Navarre

Cette fois, j’ai fait un petit tour de la région de Navarre en passant par les incontournables attraits touristiques. On commence par s’aventurer en forêt pour se rendre aux Dolmens d’Artajona, des structures datant de l’âge préhistorique. Sur le chemin du retour: surprise! Nous apercevons de l’autoroute un mystérieux château encore inconnu de notre itinéraire. Il s’agit des ruines du château de Tiebas originaire du XIIIe siècle, une autre demeure des rois de Navarre. Je vous en parlerai plus dans la vidéo plus bas.

Par la suite, voyage rapide dans la ville de Taffala et Pamplona pour finir devant le Fort de San Bartolome. Un monument massif que nous n’avons pu visiter de l’intérieur dû aux travaux d’aménagement en cours.

Je vous offre en détail un petit topo via un autre vlog cette fois. Alors bon visionnement à tous, et, si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire en commentaire ou via la page contact.

Sur les traces du roi des ombres – Partie 3

Quelques photos bonus

Sur les traces du roi des ombres - jour 10

Jour 10 – Artajona

Sur les traces du roi de ombres - artajona

Il est enfin venu le temps de visiter les remparts d’Artajona aussi surnommé El Cerco de Artajona, qui représentent en fait les fortifications médiévales les plus importantes de toute la région navarraise. L’endroit mythique (pour moi en tout cas XP) consiste pour ainsi dire au berceau du Roi des ombres, car c’est entre ses murs que le roi Sanche IV, protagoniste de l’intrigue, a vu le jour et gouverne sur ses sujets.

Je vous laisse à présent profiter de ce vlog préparez expressément pour vous. Pour ceux qui n’ont pas encore visionné la première partie de mon vlog, c’est par ici. Pour les autres, vous trouverez la vidéo ci-dessous.

PS : Je vous laisse quelques photos bonus, étant donné qu’il y a tellement de choses à voir sur place encore. 🙂

Vlog – Sur les traces du roi des ombres – partie 2

Plus des photos en prime…

Sur les traces du roi des ombres - jour 9

Jour 09 – L’Espagne

Une autre journée de voyage en train qui s’annonce. On se dit au départ que, deux semaines, c’est bien assez pour tout voir lorsqu’on part pour l’Europe, on ne calcule pas toujours les délais de déplacements. Mais qu’à cela ne tienne, je danse tranquillement sur mon siège avec l’opportunité de pouvoir changer de pays sans m’en rendre compte. Ce sera m’a première fois en Espagne et j’ai toutes sortes d’idées préconçues que je ne demande qu’à déconstruire. La paella, les corridas et le tango, par exemple. J’ai bien hâte de voir ce qui m’attend au détour.

Pour nous rendre à Pamplona, ville de taille moyenne du sud de l’Espagne, nous devons faire une escale par Barcelone en train. Ce temps d’arrêt me permet alors de jeter un coup d’œil sur cette gigantesque ville. Il fait beau, nous mangeons sur une terrasse rapidement puis c’est repartit pour le train. La journée se termine à 20h00 lorsque nous arrivons finalement à notre hôtel.

Dès ma sortie du train, j’entrevois l’Espagne et Pamplona, comme moderne et chaleureuse. Devant la gare, un autobus électrique se branche à son chargeur rétractable. (Depuis quand avons nous cette technologie au Québec?) Et tout juste à l’extérieur des centres urbains, on retrouve des éoliennes qui battent à tout vent. Je remarque aussi que le soleil semble refuser de se coucher. Il ne fait noir qu’après 21h.

Pour le repas, nous nous aventurons à pied jusqu’à un centre commercial toujours bien vivant malgré l’heure tardive. Une cidrerie étonnante nous accueille avec ses «Patatas Bravas» d’exception! J’adore utiliser ce terme qui symbolise simplement des frites coupées grossièrement accompagnées d’une sauce légèrement piquante et une autre d’aïolis. Le cidre est évidemment délicieux. Un mélange de notre cher cidre de glace, mais avec la légèreté d’une bière parfumée.

Et comment ne pas vous fournir de nouvelles photos?

Sur les traces du roi des ombres - jour 8

Jour 08

Nous sommes maintenant le samedi et (parce que je l’ai décidé) c’est la matinée pour dormir… enfin! On prend notre temps pour se préparer et manger avant de retourner une dernière fois à la cité médiévale de Carcassonne. C’est qu’il reste encore des choses à voir ou, du moins, que nous n’avons pas prit le temps de visiter comme il se doit.

Au programme

Visite de la Basilique Saint-Nazaire, du Musée de l’Inquisition ainsi qu’un peu d’histoire sur les Wisigoths grâce à un groupe d’archéologues et d’historiens invités. Pour conclure ma journée, je tiens à consommer local et j’aspire à un plat de cassoulet pour le soir, une spécialité de la région. Ce mijoté de saucisses, de porc, de canard et de haricots se classe parmi les repas réconfortants et nécessite plusieurs heures de cuisson.

De son côté, la basilique se révèle plutôt grandiose. Je ne pourrais en demander plus. Son orgue de bois en impose et ses deux rosasses en vitraux m’ont émerveillés d’un seul coup d’œil. J’ai pu apprendre durant une visite guidée que ces dernières dataient de la construction de l’église, soit entre le IX et le XIVe siècle. L’architecture générale est un heureux mélange de style roman et gothique. Il paraît que c’est plutôt rare.

Par la suite, j’ai visité le Musée de l’Inquisition qui se divisait en deux adresses distinctes au sein de la cité. Pour tout vous avouer, j’ignorais de prime abord toute la signification de cette thématique, mais les indications surnommaient aussi l’endroit «Musée de la torture» ce qui m’a bien mit la puce à l’oreille. Un sujet très peu joyeux, certes, or la curiosité a pris le dessus sur le reste. J’y suis restée à la fois étonnée et choquée en constatant toute la créativité avec laquelle tant d’objets et d’installations ont été destinés à la torture. Des appellations tout aussi originales telles que «La cage de l’ivrogne», «Le Violon de cou», «La Fille du Boueur», «La vierge de fer» et encore plein d’autres. Je ne montrerai pas ici trop de photos sur le sujet, par respect pour les victimes. Vous en trouverez sans doute un bon nombre en recherchant ces mots clés par vous-même.

08 - Sur les traces du roi des ombres - dame carcas
Statue de Dame Carcas

Pour finir sur une note plus lumineuse, permettez-moi de changer de sujet en vous faisant part de la légende de Dame Carcas, une princesse légendaire de la région.

Sa ville fut un jour assiégée par Charlemagne, roi des Francs et Empereur. Son mari perdra la vie durant la bataille et elle se retrouvera seule à défendre sa ville. Après plus de 5 ans de siège, les récoltes étaient presque vides et les puits à sec. Or, l’armée franque restait toujours à sa porte. Dame Carcas demanda à tous ses gens de vider leurs garde-manger et de réunir leur nourriture sur la grande place dans l’idée de partager de manière équitable les réserves.

Force eut été d’admettre qu’il ne restait plus, dans toute la ville, qu’un sac de blé et un pourceau. Comme ultime tentative de faire fuir l’envahisseur, Dame Carcas ordonna de gaver le cochon avec le sac de grains, puis le lancer par-dessus les remparts. Au mieux, ils allaient assommer un ou deux Francs au passage. Les habitants s’exécutèrent et l’animal passa de l’autre côté. La chute lui fut fatale, ses côtes se fracturèrent et lui déchirèrent le ventre, découvrant ainsi tous le blé gaspillé aux yeux de l’armée ennemie.

L’outrage fut tel en temps de sécheresse que Charlemagne conclut qu’il restait encore d’énorme réserves dans la cité de Dame Carcas. Les Francs n’eurent d’autres choix que de se rendre à l’évidence, eux qui peinaient à se nourrir. Ils levèrent le camp et capitulèrent. Charlemagne partit avec son armée, épuisés et vaincus par la faim et la soif.

Dans la cité, on vit les soldats partir, les feux s’éteindre. Dame Carcas avait gagné! Toute la ville fit sonner les clochers pour répandre la nouvelle. Au loin, un des hommes de Charlemagne perçut le tintement et s’écria : «Carcas sonne!». La cité avait alors trouvé son nom tel qu’on le connait aujourd’hui.

Sur les traces du roi des ombres - jour 7

Jour 07 – Carcassonne

Ça y est! Il est maintenant grand temps d’aller visiter ma première cité médiévale. Depuis si longtemps, j’en rêve; je croise les doigts pour que la pluie cesse et que le vent se calme un peu. Nous logeons dans la nouvelle ville et il ne faut pas plus de 15 minutes de marche pour apercevoir le château et ses remparts à l’horizon.

Il s’agit d’une cité complètement fortifiée bâtie à même les fondations d’une enceinte gallo-romaine; la réutilisation des ressources ne date pas d’hier. Avec la dynastie des Trencavel, qu’on peut traduire par les «Tranchent bien» (et on ne parle pas ici de couper des légumes XP), le lieu a continuellement été habité, remanié et agrandi selon les besoins. C’est grâce au Roi Saint Louis qu’elle gagne ses caractéristiques de cité imprenable. L’architecte Viollet-le-Duc, quant à lui, saura restaurer ses fortifications et lui donner l’apparence qu’on lui connaît aujourd’hui. Un site grandiose, dans un état étonnamment bien conservé. On se croirait littéralement à une autre époque.

Un premier volg

Pour la suite, je vous propose de changer des photos. Je vous ai préparé ce premier vlog qui, j’espère, saura vous plaire. Soyez indulgent avec moi, car je n’avais pas en m’a possession d’équipement ultra performant. Je fais tout de même de mon mieux pour que vous aussi, vous vous sentiez comme sur place.