Autopromotion par les médias sociaux

Autopromotion par les médias sociaux

Chose promise, chose due. Je vous avais dit que je vous transmettrais un résumé de mes différentes formations et événements au cours de l’année. Étant membre de l’union des écrivaines et écrivains du Québec (UNEQ), j’ai accès à certaines informations très intéressantes sur le métier d’écrivains ainsi que sur le monde littéraire de la région. Je sais que parmi vous, il y a plusieurs auteurs et lecteurs qui se posent toutes sortes de questions sur le métier. Alors, je vais tenter d’assouvir votre curiosité de mon mieux, un article à la fois.

Évidemment, le monde numérique nous permet de faire du marketing et de la promotion à peu de frais…

Pour vous donc (et pour ma connaissance personnelle aussi :P), je me suis inscrite à la formation s’intitulant «Autopromotion: maximiser sa présence sur le web» donnée par Marika Laforest, conseillère numérique depuis près de 20 ans. Cette formation s’adressait spécifiquement aux auteurs. Évidemment, le monde numérique nous permet de faire du marketing et de la promotion à peu de frais et j’étais curieuse de découvrir des méthodes professionnelles sur comment bien m’y prendre.

Durant cette formation, plusieurs sujets ont été abordés surtout concernant les médias sociaux. Nous avons relevé les spécificités entre les principaux joueurs, Facebook, Instagram, Twitter.

Les trois grands joueurs

Facebook icon Facebook est le réseau le plus utilisé dans le monde et devient donc un incontournable pour diffuser de l’information promotionnelle. L’idéal est de:

  • Créer une page professionnelle (pas seulement un compte)
  • Être actif sur les réseaux (2 à 3 « post » par semaine)
  • Générer des discussions et autres interactions.
  • Participer (ou démarrer) des groupes où se rassemblent les gens dans vos centres d’intérêt

Instagram Icon Instagram représente la nouvelle plateforme que les jeunes utilisent. Si votre lectorat est plutôt jeunesse, mieux vaut priorisé celle-ci. Ses caractéristiques sont:

  • Image visuelle prédominante
  • Texte secondaire
  • Nécessité d’utiliser les hashtags (mots-clics) pour cibler son public et augmenter sa visibilité

Bien sûr, Instagram appartient à Facebook alors plusieurs fonctionnalités convergent entre les deux.

Twitter icon Twitter, quant à lui, est légèrement en déclin et sa communauté est très ciblée. Les abonnés peuvent vous suivre, mais sont souvent inondés d’autres tweets. Ce réseau se concentre sur:

  • Texte court et efficace
  • Utile pour suivre l’actualité.
  • Comprend quelques initiatives littéraires qui méritent de s’en inspirer (ex: #vendredionlit, #mercredicadavreexquis et @CommunAuteurs)
  • Nécessité d’utiliser les hashtags (mots-clics) pour cibler son public et augmenter sa visibilité

Les campagnes web

Tout le monde le sait, tous les réseaux offrent la possibilité de faire des campagnes de promotions. Facebook est de loin le plus utilisé et il est vrai que les promotions payantes peuvent aider.

Garder en tête que l’argent se dépense ridiculement vite sur le web et qu’il vaut mieux apposer des limites.

TRUC DE PRO

Au lieu de créer des publicités peu révélatrices, il est toujours préférable de « booster » ses propres publications et d’occasionner un véritable engouement. Il faut toujours garder en tête que les « likes » organiques sont bien plus significatifs et durables. Vous voulez développer une vraie relation avec vos lecteurs.

À NE PAS FAIRE

À mes débuts, j’ai commis l’erreur de payer pour des « likes » avec une campagne Facebook. Vous savez, cet endroit où l’on vous propose de « Promouvoir votre Page ». J’avais déterminé, toute innocemment, que si une personne parlait la même langue que moi, elle était sujette à s’intéresser à mes livres. J’avais donc inclus dans ma promotion des gens d’aussi loin que l’Afrique.

Si vous oublier de bien cibler votre public et que vous visez trop large, vous allez vous retrouver avec des abonnés fantômes. Pire encore, les abonnés de certains pays ont développé tout un système de création de faux comptes et vont anéantir votre investissement sur Facebook.

L’idéal, quand on souhaite faire une campagne publicitaire, c’est surtout de bien se préparer et d’établir une stratégie. Au lieu de jeter son argent par les fenêtres, il est mieux de cibler les bonnes personnes. Connaissez votre public cible et ce qui l’aime vraiment.

En l’absence de gestionnaire de communauté, l’auteur seul se contente de faire de son mieux évidemment. Que se soit par des capsules vidéo, des sondages ou des questions/réponses. Tout est possible et l’important s’est de vous faire connaître et de partager votre passion.

Trouver le bon contenu

On devrait diffuser sur le web une proportion de 80% de contenu organique contre seulement 20% de contenu promotionnel.

Pour ce qui est des besoins du métier d’écrivain, les deux sphères sont assez difficiles à distinguer. En résumé, pour ce qui est d’un artiste, le produit professionnel en soi, c’est lui-même. Nous représentons nos livres, nous sommes les créateurs, le cœur et l’âme si vous voulez. Les gens qui vous suivent sur les réseaux sociaux veulent vous connaître, savoir ce qui vous inspire, ce que vous aimez ou pas. Donc, il faut bien garder en tête qu’il est autant possible de montrer sa prochaine couverture de livre que de raconter comment le livre a été écrit.

Faire une annonce

Il faut comprendre que les réseaux sociaux consistent en un monde éphémère, surchargé d’informations. Avez-vous déjà tenté de retrouver un « post » publié la journée d’avant? Pas facile, non. Quand il vient le temps de faire une grande annonce, comme un lancement de livre par exemple, privilégier toujours:

  • un délai raisonnable (max 1 mois d’avance)
  • un rappel des informations clés (pour ne pas que vos abonnés passent tout droit)
  • d’entretenir l’engouement (révélation par palier, question mystère, etc.)
  • un événement officiel pour laisser une trace

Se faire confiance

La plus grosse révélation que j’ai eue en suivant cette formation, c’est que je dois apprendre à me faire plus confiance. Peu d’entre vous le savent, mais je travaille dans le monde du numérique depuis plusieurs années. J’en comprends donc d’or et déjà les rouages et l’utilisation des réseaux sociaux me vient comme d’une seconde nature. Par contre, le sens de l’autopromotion, ne me vient pas tout aussi aisément. J’avoue souvent avoir peur de me répéter ou de déranger les gens qui me suivent, mais ceci en vient à résumer le principe même des réseaux sociaux.

Sur le web, les gens sont habitués a se faire harceler d’informations de part et d’autre et ils s’attendent à ça. Ils n’ont pas non plus de mémoire à toute épreuve et il n’est pas mal vu de répéter ou de réutiliser une même image, un même article tant qu’on reste dans la limite du raisonnable.

Je prends donc comme résolution cette année d’arrêter de m’excuser à vous qui me suivez. Je vais m’exprimer haut et fort et j’espère pouvoir bien discuter avec chacun d’entre vous dans le monde virtuel si ce n’était pas dans le monde réel. Je vous dis donc à la prochaine, car vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi.

2019 - tout un bilan

2019 : tout un bilan

La dernière année de la décennie se termine et je suis forcée de constater qu’elle a été mémorable pour moi.

Je n’ai jamais eu l’habitude de m’arrêter pour prendre le temps de regarder derrière moi le chemin parcouru. Pourtant, en voyant tous les autres le faire, je me suis sentie obligée au départ de me poser à mon tour. En me prêtant à l’exercice, j’avoue avoir compris pourquoi j’étais si fatiguée en fin d’année. Pfou! Heureusement, j’ai pu vraiment souffler pendant mes vacances. Je vous prépare à présent un petit bilan traditionnel 2019 regorgeant d’éléments pour le moins atypiques. Alors c’est parti!

Janvier et février

L’année a commencé en lion avec la nouvelle de la sortie du roman «Déviance», marquant entres autres ma première participation à une co-écriture, mon premier roman de science-fiction ainsi que mon arrivée au sein de la maison d’édition AdA.

En début février, le numéro 52 de la revue Brins d’éternité accueillait ma première nouvelle publiée entre ses pages. Le lancement collectif s’est déroulé au bar l’amère à boire sur Saint-Denis. Ç’a été l’occasion de ma première lecture publique. Que d’émotions!

Mars et avril

La première fin de semaine du mois de mars s’est déroulée au salon du livre de l’Outaouais à Gatineau. Une première occasion pour moi de faire connaître «Déviances» au lectorat québécois. Suivra rapidement le salon de Trois-Rivières, puis celui de la ville de Québec. Des chances inouïes pour moi de tous vous rencontrer et de partager ma passion avec vous. J’ai aussi eu l’occasion de croiser mes idoles, mes collègues auteurs et de partir à l’aventure avec ma meilleure amie, l’auteure Withney St-Onge B. J’en rêvais depuis si longtemps.

Une semaine après le salon du livre de l’Outaouais, soit le 9 mars, s’est déroulé le lancement officiel de «Déviance», entourée de mes proches ainsi que de ma plume-sœur, Withney. C’est la maison des écrivains (où réside l’UNEQ) qui nous a reçus dans son décor complètement livresque et le photographe René Auger était présent pour immortaliser ce moment précieux. Voici quelques-uns de ses meilleurs clichés.

À partir de la mi-mars, le roman «Déviance» est arrivé en librairies grâce à la distribution de mon éditeur AdA. C’est tellement plus facile de rejoindre un public lorsque le livre est sur les tablettes. Je me sens encore choyée par cette opportunité étourdissante. Je tente tout de même de garder les pieds sur terre et de continuer mon travail acharné.

Roman Déviance à la librairie Raffin Place-Versaille

Progressivement, Withney et moi-même avons reçu des critiques littéraires et des photos de lecteurs satisfaits. Ça fait toujours chaud au cœur! De savoir que des gens parlent du livre dans certaines revues, sur la blogosphère et même à la radio m’a comblé de joie. Jamais je n’aurais imaginé rejoindre un tel réseau de passionnés. Voici quelques chroniques qui m’ont marqué:

Mai et juin

Plus vite qu’il n’y paraît, le fameux Congrès Boréal est arrivé. J’ai alors appris les nominations dans deux catégories différentes soit le prix Aurora-Boréal – meilleur roman (Le Roi des ombres) et le Prix Boréal Fanédition (fillesdejoual.com) pour moi et ma collègue blogueuse Withney. Au final, le blogue des filles de joual a été récompensé et j’en suis ressortis tellement reconnaissante de voir mon nom apparaît parmi des auteurs que j’admire. Des gens comme Élizabeth Vonarbourg, Geneviève Blouin, Luc Dagenais, David Côté et tant d’autres.

En juin, j’ai fait revivre mon deuxième roman «Le roi des ombres» en réalisant un voyage outre-mer pour pouvoir marcher sur ses traces. Le projet consistait à partir du sud de la France jusqu’à atteindre la péninsule ibérique. J’ai ainsi parcouru le même trajet que le personnage de l’Oiseau de proie. Pendant ce périple, j’ai pu admirer de mes propres yeux la beauté des paysages hispaniques et visités plusieurs châteaux construis à l’époque moyenâgeuse. Pour vous en faire aussi profiter à vous aussi, j’ai publié une série de photos et vidéos sur ce blogue. Voici quelques liens intéressants sur cet étonnant voyage : Le cercle d’Artajona, la région de Navarre et finalement la cité de Carcassonne.

Juillet et août

D’autres événements marquants m’ont permis de rejoindre des passionnés plus proches de moi cette fois. Je pense en autre à la Foire commerciale de Mercier-Est et aux Médiévales Lanaudière. Deux occasions que j’espère pouvoir renouveler l’année prochaine.

Septembre et octobre

Puis enfin, dans l’ombre cette fois, j’ai fini l’écriture du premier tome d’une série en devenir. Le travail de l’auteur se fait bien souvent sans que vous le sachiez. Cette fois, j’ai voulu vous faire entrer dans les coulisses de l’écriture avec un article sur la réécriture. Ainsi, le métier d’auteur se révèle un peu plus à vous.

Novembre et décembre

L’année s’est terminée en crescendo avec le Salon du livre de Montréal. Withney et moi nous sommes partagées une table de dédicaces pour parvenir à passer au travers des longues journées avec encore un peu de voix. Beaucoup de rencontres, de surprises et de franches camaraderies. L’équipe d’AdA se révèle vraiment sympathique et charmante. Les auteurs sont aussi formidables et m’incluent dans leur cercle comme d’une deuxième famille. Je les aime tous et leur dis merci!

Conclusion

Voilà ce qui fait le tour de cette véritable année littéraire. Je constate que je n’ai jamais participé à autant d’événements. Jamais je n’ai croisé autant de passionnés de lectures et d’écriture. Jamais je n’ai été aussi épuisée et heureuse à la fois.

Je vous souhaite à vous aussi de réaliser vos rêves, quel qu’il soit. Foncer et cesser de remettre à plus tard. Bonne année 2020!

Speed dating littéraire à l'UNEQ

Un speed dating littéraire à l’UNEQ

Cette année 2019, je me suis donné plusieurs objectifs concrets et, parmi ceux-ci, il y avait celui de participer à encore plus d’événements littéraires. Il faut dire que je suis membre de l’UNEQ depuis deux ans et que je n’ai pas participé à plus d’une ou deux occasions à leurs activités pourtant très variées. Il me fallait donc remédier à cela.

J’ai pris alors mon courage à deux mains et fait un trou dans mon agenda (déjà bien remplis) pour y placer plusieurs événements intéressants. Aujourd’hui, je vais vous parler des superbes rencontres que j’ai eues lors d’un speed dating pas comme les autres. C’est le vendredi 22 février que s’est déroulé l’atelier intitulé «Diversification des revenus pour écrivaines et écrivains». Un sujet fort pertinent, puisque, en tant qu’écrivain (et artiste), il n’est pas toujours facile d’obtenir un revenu stable et encore moins de gagner sa vie avec son art. C’est une question à laquelle je tente de répondre au quotidien et où les plus pessimistes nous rabrouent souvent les pires vérités : Est-il possible de vire de son écriture? Ou du moins de gagner un revenu conséquent et donc permettant de poursuivre cette pratique sur le long terme.

«Bonne question!» me direz-vous. J’ai donc enfilé mon baluchon et suis partie à l’aventure sans trop d’attentes, mais avec l’espoir de trouver réponse à mes nombreuses questions. Il faut savoir que je me considère encore comme une auteure débutante et que je suis très loin d’être informée sur tous les programmes, subventions et autres sources de revenus potentielles. J’allais donc l’esprit ouvert et un cahier de notes à la main.

Veut, veut pas, l’écrivain ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Les factures s’accumulent vite et des sources de revenus additionnelles ne sont jamais de refus.

Il faut comprendre tout d’abord que le statut professionnel des artistes (S-32.01) ne prévoit pas de salaire minimum. La rémunération de l’auteur est donc plutôt variable et vient d’un compromis avec l’éditeur. Difficile ainsi de gagner sa vie avec l’écriture et d’obtenir un revenu stable. J’ai appris toutefois qu’il existe plusieurs moyens pour bonifier et varier ses revenus. Rien de moins! Alors voici une liste non exhaustive de sources de revenus pour les auteurs du Québec (et par moment du reste du Canada). Notez que chaque programme à ses conditions, il faut parfois résider sur place, parfois non, parfois renouveler son inscription annuellement, parfois non. Bref, c’est du travail tout ça, mais quand on reçoit un chèque au bout du compte, ça fait du bien au porte-feuille. 🙂

Trois écrivains sur quatre (78% ou 1180 personnes) ont obtenu en 2008 des revenus tirés d’autres activités que la création littéraire. Pour la majorité (61% ou 920 personnes), au moins une de ces activités était liée aux lettres.
— Observatoire de la culture et des communications, Les écrivains québécois. Portrait des conditions de pratiques de la profession littéraire au Québec, 2010, p. 61

Les 4 sources de revenus pour écrivains au Québec

1) Programmes de rétribution

Ces programmes sont ouverts à tous les auteurs du Québec et sont créés par des organismes à but non lucratif dont la mission est de payer les redevances en droit d’auteur. Il faut simplement s’inscrire à leur programme pour pouvoir réclamer votre dû, c’est pas plus compliqué! Et si une nouvelle publication venait à paraître, il faudra leur communiquer l’information pour qu’ils tiennent votre dossier à jour. Un chèque par année sera envoyé par la poste à votre nom. Ça ne se refuse pas.

  • Copibec : Un nom qui doit dire quelque chose à pas mal de gens. Mais encore… Il s’agit de la société québécoise de gestion collective des droits de reproduction. Recevez un petit montant chaque année pour chaque titre inscrit à votre nom. Si un organisme, une école ou autre établissement venait à demander la reproduction (photocopie) de vos livres, vous recevrez un montant proportionnel aux nombres de copies. Ça vaut le coup d’essayer! En plus, les livres enregistrés dans la base de données deviennent disponibles à bons nombres d’institutions officielles.
    Inscrivez-vous
  • Droit de prêt public (DPP) : le Conseil des arts du Canada verse des compensations aux auteurs pour tous les livres papier, livres audio et livres numériques mis en accès public gratuit dans les bibliothèques du Canada. Un montant sera accordé à l’auteur (co-auteur, illustrateur, traducteur, etc.) pour chaque titre inscrit et le nombre de fois que les livres ont été répertoriés (occurrence). Le calcule du montant total se fait pour les cinq années précédents la publication et ce pour les 25 années précédent la sortie d’un titre. 1 année pour 1 titre équivaut environ environ à 50$. Le calcule est rapide à faire.
    Inscrivez-vous (avant le 1er mai)

2) Programmes de diffusion

Ce type est peut-être le plus connu du public puisque celui-ci est directement impliqué. On peut penser ici aux lectures, conférences et prestations en tout genre de la part des auteurs. Elles se donnent dans des salles de spectacles, dans des bibliothèques et même dans les salles de classe. Il est dit que cette source de revenue pour les auteurs correspond à près de 45% de leur revenu total comparativement aux 3 autres types.

L’UNEQ propose un programme de rencontres très intéressant pour les auteurs admissibles qui seront rémunérés. Voici quelques exemples:

  • Tournées-rencontres : L’auteur peut organiser des rencontres dans les bibliothèques et organismes de diffusion culturelle. Seuls les membres de l’UNEQ sont admissibles. Les honoraires versés jouent autour de 250$ par rencontre.
  • Parlez-moi d’une langue! Rencontrer des étudiants aux Cégeps et à l’université, ça vous intéresse? Les honoraires versés varient selon le type de rencontre : atelier ou conférence (400$); causerie (300$); table ronde (200$). Et tous les auteurs sont admissibles.
  • La culture à l’école : Rencontres dans les écoles primaires et secondaires. Il faudra s’inscrire au répertoire des Ressources-culture-éducation. Les honoraires vont par paquets : 3 ateliers d’une heure avec groupe de 35 élèves OU 4 ateliers de deux heures avec groupe jumelé de 70 élèves (325$).

Inscrivez-vous avec l’UNEQ

3) Activités connexes

Le troisième type consiste à exploitez concernent plutôt les compétences et l’expertises avec l’écriture dans un domaine connexes tel que devenir membre d’un jury, réviseur, traducteur, membre d’un comité de lecture ou bien donner des formations en lien avec l’écriture.

  • Le programme de parrainage pour les écrivains de la relève est un service offert par l’UNEQ. Chaque année, des écrivains sélectionnés sont jumelés avec un auteur plus expérimenté pour mener à terme un projet d’écriture. L’écrivain-conseil devra accorder son temps sur une période de 4 mois et rencontrer son élève au moins 4 heures par mois. Un rapport devra être rempli à la fin de la période de parrainage. La rémunération est de 2500$ pour l’écrivain-conseil. Si vous avez plus de 3 publications à compte d’éditeur et êtes membre de l’UNEQ, tentez votre chance durant la période d’inscription.
  • Le Conseil des arts du Québec est toujours à la recherche d’auteurs (dans tous les genres) pour analyser les projets littéraires et évaluer leur admissibilité pour l’attribution de bourses. Si vous avez publié plus de 3 textes dans une maison d’édition à compte d’éditeur, vous êtes admissible en tant que jury.

4) Programmes de financement

Pour un projet d’écriture en cours, un besoin de recherche en résidence dans un domaine en particulier, il existe toutes sortes de bourses accorder par le Conseil des arts et des lettres du Québec ou du Conseil des arts du Canada. Quoi de mieux que de recevoir de l’argent pour écrire? Reste que les places sont limitées et qu’il faut remplir plusieurs formulaires et lettres de motivation pour bien justifier le fondement du projet. Ça vaut tout de même le coût si c’est pour réaliser le projet de vos rêves! Consultez leurs listes de bourses respectives pour voir ce qui pourrait vous intéresser.


Au final, je suis arrivée dans cet atelier speed dating avec une question: est-il possible pour un écrivain de vivre de sa passion, de gagner de l’argent avec l’écriture? La réponse finale est positive. Je suis donc sortie les yeux brillants et la tête pleine de projets. Certes, il faut s’atteler dans la paperasse et respecter les délais d’attente et d’inscription, mais, au final, je crois que c’est faisable. Je crois qu’il est possible au Québec de gagner de l’argent avec son écriture. Peut-être pas d’en faire un métier à temps plein pour l’instant, mais, du moins, d’arrondir ses fins de mois, de voyager par l’écriture et de contribuer à faire rayonner la littérature québécoise.

Mon premier labo littéraire

Tous ceux qui écrivent entendent parler à un moment ou à un autre de cette mystérieuse activité que sont les ateliers littéraires. Alors qu’à l’école, on se borne dans la théorie et les concepts souvent obscurs de l’écriture, les ateliers se veulent des endroits propices aux échanges. Parmi d’autres auteurs, débutants comme ceux plus expérimentés, on met en pratique des concepts enseignés par un animateur, souvent écrivain dans l’âme, en rédigeant à froid de courts passages puis en se lisant à tour de rôle pour récolter des avis constructifs. C’est l’occasion idéale pour s’imprégner de nouvelles techniques d’écriture et de nouveaux concepts. L’écriture sans réflexion : penser en quelques secondes à une idée puis faites de l’écriture automatique. Cette technique peut surprendre et donner lieu à toutes sortes de résultats. La seule règle établie, personne ne juge le résultat. C’est l’entraide qui prône dans ce genre d’activités toujours enrichissantes.

Éric GauthierPour ma part, j’ai eu l’occasion de vivre ce genre d’expérience durant mon certificat universitaire en Création littéraire. Je n’avais, par contre, jamais expérimenté, en dehors des bancs d’école, l’expérience d’un véritable atelier d’écriture. C’est entre les branches que j’ai entendu parler de ces Laboratoires d’écriture que donne depuis plusieurs années l’auteur Éric Gauthier. Ce romancier et conteur chevronné publié aux éditions Alire et Planète Rebelle a fait sa marque dans le monde littéraire et souhaite à présent transmettre ses connaissances aux auteurs en devenir.

C’est donc le 23 février dernier que j’ai affûté ma plume et ouvert mon esprit pour assister au laboratoire intitulé «L’intrigue et l’intérêt» donné par Éric Gauthier en personne. Durant cet atelier d’une journée complète (9h30 à 16h30), nous avons pu faire plusieurs tours de table, faites quelques interventions, expliquer les origines de cet atelier et s’entendre sur quelques définitions avant d’entrer dans le vif du sujet.

J’ai tout d’abord été happé par la proximité avec l’auteur qui se dévoile à son auditoire et refuse le vouvoiement. Vraiment génial comme expérience :). Les échanges furent toujours sympathiques, enrichissants et même amicaux. Nous étions 8 chanceux autour d’une table à la Maison des écrivains de l’avenue Laval à pouvoir discuter d’égal à égal avec un auteur d’expérience à la verbe facile. Quoi demander de plus?

Et c’est dans cette atmosphère conviviale qu’Éric Gauthier nous a fait part de ses réflexions personnelles sur le sujet du jour. Par la suite, nous sommes plongés dans le côté plus technique du sujet en tentant de décortiquer ce qui peut attiser l’intérêt du lecteur dans nos textes. L’assistance avait un style d’écriture très varié et des bagages bien personnels. Certains avaient des questions qui sortaient par moment du cadre de l’atelier et Éric y répondait de son mieux tout en s’efforçant de nous ramener au laboratoire.

Quand vous commencez à écrire, ne pensez pas au lecteur tout de suite. Écrivez d’abord pour vous. Si ça vous plaît, ça plaira certainement à d’autres. -Éric Gauthier

Ce que j’ai surtout apprécié de mon expérience est de voir à quel point Éric donnait la parole aux autres. «Qu’est-ce qui vous fait poursuivre votre lecture?» nous a-t-il poser comme première question. Bien que nous ne soyons pas tous au même niveau dans notre écriture, nous étions tous à même de répondre en tant que lecteur à sa question. Une longue réflexion qui s’échelonnera sur toute la journée.

Des techniques concrètes ont été posées et expérimentées telles que :

  • Installer une tension
  • In media res
  • Subvertir une attente
  • Par l’humour
  • Par le style
  • Technique du flocon
  • Et bien d’autres

Au final, j’ai adoré pouvoir suivre mon premier atelier. Je conseillerais les fameux laboratoires d’Éric à tous ceux qui rêvent d’écrire, mais n’osent pas et à ceux qui écrivent leur premier texte d’envergure. Vous y apprendrez des trucs concrets à appliquer à la maison et ferez la connaissance d’un écrivain fière de partager et de dévoiler son parcours d’une manière totalement sincère.

Je vous invite donc à vivre vous aussi ce laboratoire littéraire hors norme. Le prochain aura lieu en ligne le 23 octobre à 19h et portera sur la phrase et le style. D’autres dates seront probablement à venir alors restez à l’affût.

Le site officiel «Des histoires qui marchent bien».

Lancement à venir…

Les plus perspicaces d’entre vous ont dû déjà remarquer que j’ai ajouté à la section «Calendrier» plusieurs événements surprises qui auront lieu tout au long de l’année 2019. Parmi ceux-ci, le plus marquant risque d’être le lancement officiel de mon 3e roman intitulé «Déviance» écrit à quatre mains avec ma collègue auteure Withney St-Onge B. que vous pouvez suivre sur le Facebook des filles de joual.

Le lancement aura lieu le 9 mars pour un 5@7 à Montréal et comme il s’agit d’un événement grand public, vous êtes toutes et tous invités à venir me rencontrer. Vous êtes amateurs de science-fiction sombre et délirante? Vous suivez mon parcours depuis le début où m’avez découvert lors d’un événement littéraire près de chez vous? Vous êtes curieux de nature et ouvert d’esprit? Cet événement est pour vous!

Sur place, je vous promets :

  • De belles rencontres
  • Une expérience immersive
  • Quelques confidences des auteures
  • Un photobooth éclaté
  • Un exemplaire dédicacé
  • Des bouchées et breuvages

Pour réserver votre place, rendez-vous sur Eventbrite par ici:
https://www.eventbrite.ca/e/lancement-du-roman-deviance-montreal-tickets-56713390277

Stéphanie Sylvain, auteure de l'imaginaire au Salon du livre de Joliette

5 faits saillants du Salon du livre de Joliette

Stéphanie Sylvain, auteure de l'imaginaire au Salon du livre de Joliette

Il y a quelques jours à peine, soit du 20 au 23 décembre, la première mouture du Salon du livre du jeu et du disque de Joliette avait lieu. L’initiative d’une jeune bachelière en communication, Charlie Marlo, a donné l’occasion aux gens de Lanaudière de rencontrer des artistes de leur région. J’étais quant à moi parmi les exposants, mon stylo bille en main au cas où un nouveau lecteur viendrait me demander de signer son exemplaire du livre «Le Roi des ombres» et mon sourire courtois envers tous ceux qui se montraient curieux d’entendre parler de mes histoires. Un peu d’aventures, un peu de magie, il y a toutes sortes de chemins pour plonger dans mon imaginaire. J’espère avoir su le véhiculer comme il se doit.

Le Salon étant maintenant terminé, il est maintenant l’heure du bilan. La fin d’année approche et j’ai pensé rendre le tout un peu spécial cette année en relevant les 5 faits saillants que j’ai retenus de cet événement festif au cours de mon passage les 22 et 23 décembre 2019. Alors, c’est parti!

1er fait : De nouveaux visages

Salon du livre, du jeu et du disque de Joliette, réseautage

J’aimerais tout d’abord remercier tous ces nouveaux visages qui sont venus à ma table, ont pris le temps d’écouter ce que j’avais à offrir et se sont montrés si compatissants et enthousiasmes à mon égard. Le premier Salon du livre de Joliette a aussi été l’occasion d’échanger avec mes compères auteurs et artistes. Beaucoup de rencontres, d’échanges de cartes professionnelles et de franche camaraderie. Je crois bien pouvoir dire que même si l’événement (fraîchement créée) n’a pas attiré des masses, j’en retiens du bon au bout du compte. Merci à l’organisation et à tous les visiteurs!

2e fait : Un exposant poilu

Salon du livre, du jeu et du disque de Joliette, chien

Il est vrai que les salons du livre sont souvent l’occasion de faire toutes sortes de rencontres. On peut dire toutefois que cette fidèle amie canine dénommée Charlie a fait l’unanimité parmi tous les gens du Salon. Regardez cette bouille sympathie et ce joli minois tout près du kiosque Muzoo. Comment ne pas tomber sous son charme?

3e fait : Relation amour-haine

Salon du livre, du jeu et du disque de Joliette, mascotte mine d'art

Un fait saillant tout à fait cocasse s’est déroulé le dimanche 23 décembre alors que notre ami poilu (Charlie) a fait la connaissance de l’ourson de Blanc de nuit des éditions Mine d’Art. Peut-être y a-t-il vu un rival ou bien un membre de sa famille, mais Charlie a défendu avec ferveur son territoire ce qui a fait déguerpir le pauvre petit ourson qui s’est réfugié dans les bras d’un collègue auteur. Une suite de péripéties difficiles à croire pour ceux qui n’étaient pas sur place. Tout de même, je vous jure que c’est véridique et plusieurs témoins oculaires présents sur les lieux pourraient témoigner sur le sujet.

4e fait : Un jeu inattendu

Par le plus grand des hasards, et peut-être même à l’insu de cette gentille personne qui a vidé son garage pour faire don de ce mystérieux exemplaire, on pouvait trouver à travers les vieux jeux de Monopoly et de Clue en vente du côté des jeux usagés du Salon un jeu de connaissance générale tout à fait unique. Sur le dessus de la boîte, il était transcrit le nom d’Isaac Azimov lui-même, grand maître de la science-fiction. L’avez-vous remarqué?

Salon du livre de Joliette, isaac azimov jeux de société
Version anglaise du jeu de connaissance générale d’Isaac Asimov

J’ai fouillé un peu partout le net pour connaître l’histoire de cet ouvrage, mais je n’ai trouvé aucun détail sur son origine. Si quelqu’un peut m’aider de ce côté, je suis vraiment curieuse. 🙂

5e fait : Bec sucré

Salon du livre, du jeu et du disque de Joliette, bonbons

On peut dire que les Lanaudois ont le bec sucré. Sur ma page Facebook, ce sont les pâtisseries qui mènent avec une écrasante majorité sur les bonbons. Mais dans les faits, j’ai pu constater de nombreux amateurs de sucreries. Entre les chouquettes faites maison et les jujubes fruités, tout le monde y a trouvé son compte.

Je souhaite à tous un joyeux Temps des Fêtes et pour ceux qui se disent tristes d’avoir manqué une telle occasion, j’espère vous rencontrer à d’autres occasions lors d’événements littéraires en 2019!