Écrire en temps de pandémie covid19

Écrire en temps de pandémie

Avec les aléas de la vie et un certain virus qui n’exige plus de présentation, je me rends compte que je ne vous ai pas donné de mes nouvelles depuis belle lurette. Contrairement à ce que vous pouvez penser, j’ai envisagé à plusieurs reprises de rédiger un article (évidemment, je ne vous oublie pas :)) mais j’ai mis longtemps à trouver le bon moment et, je dois l’avouée, le moral qui vient avec. Avec tout ce qui se passe présentement, j’ai été forcée de prendre un peu de recul pour trouver les mots justes, chercher l’inspiration et le courage de revenir vers vous. Voilà maintenant chose faite!

Étant donné que le monde fonctionne au ralentie dernièrement et que les salons du livre sont en voie de disparition, on pourrait croire que j’en ai profité pour me reposer et prendre du temps pour moi. En fait, c’est carrément l’opposé qui s’est produit. Ça n’excuse toutefois pas le fait que je sois «disparue de la map» pendant plusieurs mois. Laisser moi tout de même m’expliquer un brin et vous raconter c’est quoi d’écrire en temps de pandémie.

Tout d’abord, je peux dire que ces derniers mois ont été pour moi une véritable montagne à gravir. J’ai vécu d’abord le confinement, comme tout le monde, en plus des insécurités financières et de l’isolement partiel (j’ai la joie de cohabiter avec mon amoureux). En ce sens, je ne peux pas me plaindre de ma condition, puisque je me considère très chanceuse dans cette malchance. La crise sanitaire pèse tout de même sur ma créativité et mes heures de sommeil.

Heureusement, j’ai l’immense privilège d’avoir intégré la famille des éditions AdA en 2019. Cela me permet évidemment de faire tranquillement ma place dans le milieu littéraire et de vivre mon rêve à plein régime. Ceci m’amène donc à vous parler du véritable sujet de cet article. Vous le savez peut-être, il arrive parfois que les auteurs aient accès à des appels d’offres inédites. Comme je me compte toujours parmi la relève, je peux vous assurer que je suis à l’affût de la moindre occasion pour améliorer mon écriture, peaufiner mon style et… publier mon prochain livre. Ainsi, quand est venue l’occasion de soumettre ma candidature à des initiatives littéraires internes, je me suis lancée à pieds joints et répondu présente à tout ce qui était à ma portée. Résultat : je me suis engagée à écrire en 2020, non pas un livre, mais bien deux! Presque simultanément en plus! Vous rendez-vous compte? Pas moi en tout cas.

Évidemment, tout le monde sait que le processus d’édition n’est pas instantané. Il arrive, par exemple, qu’un appel d’offres pour un projet d’écriture arrive en avril 2020 alors que le livre est prévu pour l’an prochain. Le contexte à l’écriture peut donc être très différent de celui à la sortie. Moi, petite ambitieuse que je suis, j’ai voulu faire mes preuves et mettre toutes les chances de mon côté. Je me disais que j’avais le temps d’écrire, que je devais me risquer même si je n’étais pas certaine de la réussite de mes projets.

Notez que ce n’est pas parce qu’on a déjà écrit un livre que le suivant est assuré. Mais, tout cela s’est déroulé avant l’arrivée d’une certaine pandémie. Qu’à cela ne tienne, j’avais signalé mon intérêt pour des projets et j’étais décidée à tenir parole, quitte à négliger quelque peu ma santé et mes proches. Je fait toujours mon possible pour remplir mes engagements! Il en va de mon avenir et de ma réputation! C’est comme ça.

Voilà ainsi, comment, en temps de pandémie, j’ai commencé le processus d’écriture pour la novella «Nos héros» ainsi que le fameux projet Mystère. Je pense d’ailleurs vous faire part bientôt d’un témoignage complet sur ma participation au premier cas. Pour vous faire un petit résumé, je peux vous annoncer ici que ç’a été une expérience totalement folle. J’ai choisi délibérément ce terme ambivalent parce que j’ai véritablement voyagé à travers les deux extrêmes; d’un côté, je me sentais merveilleusement à ma place et privilégiée, de l’autre, je prenais conscience de l’ampleur de la COVID-19 au fur et à mesure que j’écrivais mon histoire. Ce n’est pas demain que j’oublierai cette expérience enrichissante.

Par-dessus tout ça, comme si ce n’était pas déjà suffisant, j’ai tenté à la fois de rester connecté pour vous, d’être présente sur les réseaux sociaux et de participer à des événements littéraires. Décidément, l’année 2020 a été riche en émotions, autant bonnes que mauvaises, ainsi qu’en production de mots. Pas étonnant que je me sente si fatiguée à présent. Vivement le congé des Fêtes!

Bref, je crois que je vais devoir m’arrêter ici. Heureusement, je sais que je ne suis pas seule, que vous êtes là à me lire, à m’écrire, à vivre des épreuves similaires aux miennes. Je vous dis donc merci du fond du cœur et à la prochaine.

Pour la science-fiction - étude sociologique

Pour la science… fiction!

En temps de non-pandémie, il m’arrive, en tant qu’auteure, de participer à des activités tout aussi stimulantes que salutaires. Plus particulièrement en ce qui a trait au genre de la science-fiction, j’ai toujours eu l’espoir d’y contribuer à ma façon en analysant notre présent et, j’ose dire, dépeindre notre avenir. Évidemment, il n’y a pas de meilleure façon de faire que d’offrir son temps à la science et aux chercheurs qui travaillent d’arrache-pied pour y parvenir.

C’est par le biais des médias sociaux et une certaine dose de chance que mon chemin à croiser celui de Katherine Labrecque, étudiante au doctorat au Centre Urbanisation culture, société de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). J’ai ainsi entendu parler de son étude servant à documenter les pratiques de sociabilité au visionnement de séries de genre science-fiction et d’examiner leur rôle dans la construction des valeurs de jeunes adultes québécois(e).

Le sujet m’a tout de suite attiré et je me suis lancée dans cette aventure pour servir en quelque sorte de cobaye. N’ayez crainte, il n’est pas ici question de seringue aux injections mortelles ou d’une IRM qui décortiquerait mon cerveau. J’ai bel et bien pu garder mes 2 mètres de distance prescrits et participer à l’étude par mes simples confidences et anecdotes personnelles. Une étude sur la socialisation, ça se discute, ça s’observe, mais pas besoin de visite en laboratoire. Ouf! À dire vrai, le tout peut même se faire en ligne, sur les réseaux sociaux grâce à la technologie.

Ainsi donc, j’ai participé à un premier entretient le vendredi 13 mars aux locaux de INRS. L’étude porte pour nom exact : «Se connecter entre amis autour des séries de science-fiction: Le rôle des pratiques de sociabilité dans la construction des valeurs de jeunes adultes québécois» et j’ai dû consulté la documentation pour ne pas me tromper. 🙂

Comme je l’ai expliqué plus tôt, je me suis sentie immédiatement interpellée par ce sujet. Évidemment, je me compte encore (espérons-le) parmi le groupe des jeunes adultes susmentionnés et, qui plus est, j’entretiens une passion débordante pour les séries télé ainsi que la science-fiction dans tous ses genres sous-jacents. Je n’avais donc pas le choix que d’y participer.

Durant mon premier entretien, qui a durée environ 3 heures, j’ai pu rencontrer Katherine en personne, une jeune chercheuse curieuse et passionnée. Nous avons eu des discutions étonnements profondes sur plusieurs univers futuristes et j’ai pu lui expliquer à quel point ceux-ci ont contribué à forger la personne que je suis aujourd’hui. Étonnant? Oui. Mais tout à fait vrai!

C’est que la science-fiction vient avec ce pouvoir de réflexion incommensurable et, à première vue, sans limites. Celle-ci nous alerte, nous motive, nous inspire et nous fait voir autrement. Des initiatives underground naissent au fur et à mesure que la société évolue. Je pense, entre autres, aux nouveaux genres comme l’afrofuturisme, le solarpunk et à tous ceux qui vont suivre. Selon moi, au grand jamais, un genre de l’imaginaire n’a été aussi vivant et renouvelable! Je le dis donc aujourd’hui et je le répéterai longtemps encore, les littératures de l’imaginaire sont juste une autre façon de parler de notre réalité en tant qu’être humain. Pour toutes ses raisons, je vous souhaite à votre aussi de garder l’œil brillant face à l’avenir, surtout dans les temps les plus sombres.

L'écriture extrême - tranche de vie d'auteur

L’écriture extrême

On entend souvent dire que l’écriture est quelque chose de solitaire, calme et très cérébral. Que pour l’écrivain, le risque de blessures se résume à la tendinite du poignet et au fameux «Paper cut» tant redouté. Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Depuis quelque temps, je pratique ce que j’appellerais être de «l’écriture extrême». Je dois spécifier tout d’abord que je ne suis pas une athlète professionnelle dans ce domaine, mais que je m’exerce chaque jour pour améliorer ma technique.

Évidemment, nous avons tous des obligations dans la vie et l’auteur, lui aussi, est sans cesse contraint de remettre son écriture à plus tard. Pour ma part, mes projets de roman s’étendent souvent sur plusieurs années et j’en viens à chasser chaque infime moment de temps libre pour le combler par l’écriture. Il m’arrive souvent d’être à un tel point habité par une histoire que celle-ci me trouble dans mon sommeil et me hante de jour. Il me faut donc impérativement revenir à l’écriture de temps à autre et mettre, lorsque possible, mes obligations de côtés. Bye, bye ménage du printemps!

Plus intense encore, le fait de voir le bout du tunnel, l’arrivée à terme d’un projet d’écriture, me fait chaque fois redoubler d’effort pour ainsi apposer le point final. Durant cette période intense, j’en viens à cette pratique extrême de l’écriture qui dépasse (pour plusieurs) l’entendement. Surtout rendue à la période de relecture et des corrections grammaticales, il m’arrive d’amener l’écriture à ce niveau surhumain que seul les experts peuvent maîtriser.

Cela fait bien deux semaines que, lors de tous mes déplacements, j’amène avec moi mon mini ordinateur portable affectueusement appelé dinosorus (parce qu’il est vraiment très lent). Une fois rendue dans l’autobus ou le métro, je pars en quête d’une place assise le plus isolée possible. En décelée une est à l’heure de pointe est déjà un exploit en soi. Par la suite, je dépose mon sac sur mes genoux, puis ledit ordi par-dessus le tout. Je dois souvent recroqueviller mon corps dans des torsions peu naturelles pour ne percuter personne et arriver à taper (souvent d’une seule main) sans prendre trop de place. Vous l’aurez compris, ceci relève plus du mythe que de la réalité. Et finalement, il faut savoir faire fi des regards indiscrets et des gens qui parlent trop fort. Parfois, j’ajoute même un défi supplémentaire lorsque la recherche s’impose. En plus, il m’est déjà arrivé de tenir mon ordinateur sur un genou et ma documentation papier de l’autre pour pouvoir valider un terme scientifique ou un fait historique.

Très souvent, je dois jetée la serviette parce que je ne suis humainement pas capable de me concentrer avec le bruit ambiant. D’autres fois, c’est le manque de siège ou le mal de transport qui m’oblige à fermer l’écran. L’hiver ajoute un défi supplémentaire avec les manteaux qui rendent l’espace encore plus restreint et la température inconfortable. Dans tous les cas, mon trajet total ne dure par plus de 40 minutes (si je me rends au travail) et ce temps précieux est entrecoupé par les transferts, le manque de place, etc.

Malgré tout, vient parfois ces 5 minutes de grâce où j’arrive enfin à écrire ou relire un passage compliqué. À ce moment, je me sens véritablement comme une championne olympique qui a surmonté l’impossible. Évidemment, l’écriture en transport en commun n’a rien d’idéal, mais elle me permet d’avancer un peu plus mon projet en cours et d’ainsi optimiser chaque (rare) minute libre de mon temps.

Voilà donc comment j’espère pouvoir vous présenter mon prochain roman le plus vite possible. J’espère bien que ce témoignage vous a un peu fait voir l’écriture comme un sport extrême difficile à maîtriser. Retenez ceci : il faut être un maître dans l’art de la gestion de temps si l’on veut écrire proprement.

Bon là, je vous entends déjà réclamer des indices supplémentaires sur ce projet en cours. Et si je vous révélais qu’il s’agit en fait d’un texte déjà connu par certains et dont un certain voyage me permet de faire une réécriture approfondie. Voilà, je n’en dis pas plus. 😉

Autopromotion par les médias sociaux

Autopromotion par les médias sociaux

Chose promise, chose due. Je vous avais dit que je vous transmettrais un résumé de mes différentes formations et événements au cours de l’année. Étant membre de l’union des écrivaines et écrivains du Québec (UNEQ), j’ai accès à certaines informations très intéressantes sur le métier d’écrivains ainsi que sur le monde littéraire de la région. Je sais que parmi vous, il y a plusieurs auteurs et lecteurs qui se posent toutes sortes de questions sur le métier. Alors, je vais tenter d’assouvir votre curiosité de mon mieux, un article à la fois.

Évidemment, le monde numérique nous permet de faire du marketing et de la promotion à peu de frais…

Pour vous donc (et pour ma connaissance personnelle aussi :P), je me suis inscrite à la formation s’intitulant «Autopromotion: maximiser sa présence sur le web» donnée par Marika Laforest, conseillère numérique depuis près de 20 ans. Cette formation s’adressait spécifiquement aux auteurs. Évidemment, le monde numérique nous permet de faire du marketing et de la promotion à peu de frais et j’étais curieuse de découvrir des méthodes professionnelles sur comment bien m’y prendre.

Durant cette formation, plusieurs sujets ont été abordés surtout concernant les médias sociaux. Nous avons relevé les spécificités entre les principaux joueurs, Facebook, Instagram, Twitter.

Les trois grands joueurs

Facebook icon Facebook est le réseau le plus utilisé dans le monde et devient donc un incontournable pour diffuser de l’information promotionnelle. L’idéal est de:

  • Créer une page professionnelle (pas seulement un compte)
  • Être actif sur les réseaux (2 à 3 « post » par semaine)
  • Générer des discussions et autres interactions.
  • Participer (ou démarrer) des groupes où se rassemblent les gens dans vos centres d’intérêt

Instagram Icon Instagram représente la nouvelle plateforme que les jeunes utilisent. Si votre lectorat est plutôt jeunesse, mieux vaut priorisé celle-ci. Ses caractéristiques sont:

  • Image visuelle prédominante
  • Texte secondaire
  • Nécessité d’utiliser les hashtags (mots-clics) pour cibler son public et augmenter sa visibilité

Bien sûr, Instagram appartient à Facebook alors plusieurs fonctionnalités convergent entre les deux.

Twitter icon Twitter, quant à lui, est légèrement en déclin et sa communauté est très ciblée. Les abonnés peuvent vous suivre, mais sont souvent inondés d’autres tweets. Ce réseau se concentre sur:

  • Texte court et efficace
  • Utile pour suivre l’actualité.
  • Comprend quelques initiatives littéraires qui méritent de s’en inspirer (ex: #vendredionlit, #mercredicadavreexquis et @CommunAuteurs)
  • Nécessité d’utiliser les hashtags (mots-clics) pour cibler son public et augmenter sa visibilité

Les campagnes web

Tout le monde le sait, tous les réseaux offrent la possibilité de faire des campagnes de promotions. Facebook est de loin le plus utilisé et il est vrai que les promotions payantes peuvent aider.

Garder en tête que l’argent se dépense ridiculement vite sur le web et qu’il vaut mieux apposer des limites.

TRUC DE PRO

Au lieu de créer des publicités peu révélatrices, il est toujours préférable de « booster » ses propres publications et d’occasionner un véritable engouement. Il faut toujours garder en tête que les « likes » organiques sont bien plus significatifs et durables. Vous voulez développer une vraie relation avec vos lecteurs.

À NE PAS FAIRE

À mes débuts, j’ai commis l’erreur de payer pour des « likes » avec une campagne Facebook. Vous savez, cet endroit où l’on vous propose de « Promouvoir votre Page ». J’avais déterminé, toute innocemment, que si une personne parlait la même langue que moi, elle était sujette à s’intéresser à mes livres. J’avais donc inclus dans ma promotion des gens d’aussi loin que l’Afrique.

Si vous oublier de bien cibler votre public et que vous visez trop large, vous allez vous retrouver avec des abonnés fantômes. Pire encore, les abonnés de certains pays ont développé tout un système de création de faux comptes et vont anéantir votre investissement sur Facebook.

L’idéal, quand on souhaite faire une campagne publicitaire, c’est surtout de bien se préparer et d’établir une stratégie. Au lieu de jeter son argent par les fenêtres, il est mieux de cibler les bonnes personnes. Connaissez votre public cible et ce qui l’aime vraiment.

En l’absence de gestionnaire de communauté, l’auteur seul se contente de faire de son mieux évidemment. Que se soit par des capsules vidéo, des sondages ou des questions/réponses. Tout est possible et l’important s’est de vous faire connaître et de partager votre passion.

Trouver le bon contenu

On devrait diffuser sur le web une proportion de 80% de contenu organique contre seulement 20% de contenu promotionnel.

Pour ce qui est des besoins du métier d’écrivain, les deux sphères sont assez difficiles à distinguer. En résumé, pour ce qui est d’un artiste, le produit professionnel en soi, c’est lui-même. Nous représentons nos livres, nous sommes les créateurs, le cœur et l’âme si vous voulez. Les gens qui vous suivent sur les réseaux sociaux veulent vous connaître, savoir ce qui vous inspire, ce que vous aimez ou pas. Donc, il faut bien garder en tête qu’il est autant possible de montrer sa prochaine couverture de livre que de raconter comment le livre a été écrit.

Faire une annonce

Il faut comprendre que les réseaux sociaux consistent en un monde éphémère, surchargé d’informations. Avez-vous déjà tenté de retrouver un « post » publié la journée d’avant? Pas facile, non. Quand il vient le temps de faire une grande annonce, comme un lancement de livre par exemple, privilégier toujours:

  • un délai raisonnable (max 1 mois d’avance)
  • un rappel des informations clés (pour ne pas que vos abonnés passent tout droit)
  • d’entretenir l’engouement (révélation par palier, question mystère, etc.)
  • un événement officiel pour laisser une trace

Se faire confiance

La plus grosse révélation que j’ai eue en suivant cette formation, c’est que je dois apprendre à me faire plus confiance. Peu d’entre vous le savent, mais je travaille dans le monde du numérique depuis plusieurs années. J’en comprends donc d’or et déjà les rouages et l’utilisation des réseaux sociaux me vient comme d’une seconde nature. Par contre, le sens de l’autopromotion, ne me vient pas tout aussi aisément. J’avoue souvent avoir peur de me répéter ou de déranger les gens qui me suivent, mais ceci en vient à résumer le principe même des réseaux sociaux.

Sur le web, les gens sont habitués a se faire harceler d’informations de part et d’autre et ils s’attendent à ça. Ils n’ont pas non plus de mémoire à toute épreuve et il n’est pas mal vu de répéter ou de réutiliser une même image, un même article tant qu’on reste dans la limite du raisonnable.

Je prends donc comme résolution cette année d’arrêter de m’excuser à vous qui me suivez. Je vais m’exprimer haut et fort et j’espère pouvoir bien discuter avec chacun d’entre vous dans le monde virtuel si ce n’était pas dans le monde réel. Je vous dis donc à la prochaine, car vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi.

2019 - tout un bilan

2019 : tout un bilan

La dernière année de la décennie se termine et je suis forcée de constater qu’elle a été mémorable pour moi.

Je n’ai jamais eu l’habitude de m’arrêter pour prendre le temps de regarder derrière moi le chemin parcouru. Pourtant, en voyant tous les autres le faire, je me suis sentie obligée au départ de me poser à mon tour. En me prêtant à l’exercice, j’avoue avoir compris pourquoi j’étais si fatiguée en fin d’année. Pfou! Heureusement, j’ai pu vraiment souffler pendant mes vacances. Je vous prépare à présent un petit bilan traditionnel 2019 regorgeant d’éléments pour le moins atypiques. Alors c’est parti!

Janvier et février

L’année a commencé en lion avec la nouvelle de la sortie du roman «Déviance», marquant entres autres ma première participation à une co-écriture, mon premier roman de science-fiction ainsi que mon arrivée au sein de la maison d’édition AdA.

En début février, le numéro 52 de la revue Brins d’éternité accueillait ma première nouvelle publiée entre ses pages. Le lancement collectif s’est déroulé au bar l’amère à boire sur Saint-Denis. Ç’a été l’occasion de ma première lecture publique. Que d’émotions!

Mars et avril

La première fin de semaine du mois de mars s’est déroulée au salon du livre de l’Outaouais à Gatineau. Une première occasion pour moi de faire connaître «Déviances» au lectorat québécois. Suivra rapidement le salon de Trois-Rivières, puis celui de la ville de Québec. Des chances inouïes pour moi de tous vous rencontrer et de partager ma passion avec vous. J’ai aussi eu l’occasion de croiser mes idoles, mes collègues auteurs et de partir à l’aventure avec ma meilleure amie, l’auteure Withney St-Onge B. J’en rêvais depuis si longtemps.

Une semaine après le salon du livre de l’Outaouais, soit le 9 mars, s’est déroulé le lancement officiel de «Déviance», entourée de mes proches ainsi que de ma plume-sœur, Withney. C’est la maison des écrivains (où réside l’UNEQ) qui nous a reçus dans son décor complètement livresque et le photographe René Auger était présent pour immortaliser ce moment précieux. Voici quelques-uns de ses meilleurs clichés.

À partir de la mi-mars, le roman «Déviance» est arrivé en librairies grâce à la distribution de mon éditeur AdA. C’est tellement plus facile de rejoindre un public lorsque le livre est sur les tablettes. Je me sens encore choyée par cette opportunité étourdissante. Je tente tout de même de garder les pieds sur terre et de continuer mon travail acharné.

Roman Déviance à la librairie Raffin Place-Versaille

Progressivement, Withney et moi-même avons reçu des critiques littéraires et des photos de lecteurs satisfaits. Ça fait toujours chaud au cœur! De savoir que des gens parlent du livre dans certaines revues, sur la blogosphère et même à la radio m’a comblé de joie. Jamais je n’aurais imaginé rejoindre un tel réseau de passionnés. Voici quelques chroniques qui m’ont marqué:

Mai et juin

Plus vite qu’il n’y paraît, le fameux Congrès Boréal est arrivé. J’ai alors appris les nominations dans deux catégories différentes soit le prix Aurora-Boréal – meilleur roman (Le Roi des ombres) et le Prix Boréal Fanédition (fillesdejoual.com) pour moi et ma collègue blogueuse Withney. Au final, le blogue des filles de joual a été récompensé et j’en suis ressortis tellement reconnaissante de voir mon nom apparaît parmi des auteurs que j’admire. Des gens comme Élizabeth Vonarbourg, Geneviève Blouin, Luc Dagenais, David Côté et tant d’autres.

En juin, j’ai fait revivre mon deuxième roman «Le roi des ombres» en réalisant un voyage outre-mer pour pouvoir marcher sur ses traces. Le projet consistait à partir du sud de la France jusqu’à atteindre la péninsule ibérique. J’ai ainsi parcouru le même trajet que le personnage de l’Oiseau de proie. Pendant ce périple, j’ai pu admirer de mes propres yeux la beauté des paysages hispaniques et visités plusieurs châteaux construis à l’époque moyenâgeuse. Pour vous en faire aussi profiter à vous aussi, j’ai publié une série de photos et vidéos sur ce blogue. Voici quelques liens intéressants sur cet étonnant voyage : Le cercle d’Artajona, la région de Navarre et finalement la cité de Carcassonne.

Juillet et août

D’autres événements marquants m’ont permis de rejoindre des passionnés plus proches de moi cette fois. Je pense en autre à la Foire commerciale de Mercier-Est et aux Médiévales Lanaudière. Deux occasions que j’espère pouvoir renouveler l’année prochaine.

Septembre et octobre

Puis enfin, dans l’ombre cette fois, j’ai fini l’écriture du premier tome d’une série en devenir. Le travail de l’auteur se fait bien souvent sans que vous le sachiez. Cette fois, j’ai voulu vous faire entrer dans les coulisses de l’écriture avec un article sur la réécriture. Ainsi, le métier d’auteur se révèle un peu plus à vous.

Novembre et décembre

L’année s’est terminée en crescendo avec le Salon du livre de Montréal. Withney et moi nous sommes partagées une table de dédicaces pour parvenir à passer au travers des longues journées avec encore un peu de voix. Beaucoup de rencontres, de surprises et de franches camaraderies. L’équipe d’AdA se révèle vraiment sympathique et charmante. Les auteurs sont aussi formidables et m’incluent dans leur cercle comme d’une deuxième famille. Je les aime tous et leur dis merci!

Conclusion

Voilà ce qui fait le tour de cette véritable année littéraire. Je constate que je n’ai jamais participé à autant d’événements. Jamais je n’ai croisé autant de passionnés de lectures et d’écriture. Jamais je n’ai été aussi épuisée et heureuse à la fois.

Je vous souhaite à vous aussi de réaliser vos rêves, quel qu’il soit. Foncer et cesser de remettre à plus tard. Bonne année 2020!

La réécriture - truc et astuces d'écriture

La réécriture : le Saint Graal de l’auteur(e)

Cette année n’a pas été de tout repos pour moi. Vous allez pouvoir constater avec cette nouvelle capsule que je n’ai pas chômé. Au lieu de vous donner un véritable cours sur la réécriture, j’ai préféré vous construire une sorte de témoignage sur le sujet en prenant pour exemple mon propre projet en cours. Je le surnomme affectueusement le «Projet X».

Dans cet extrait, j’ose vous faire part de mes épopées littéraires à titre de jeune auteure de SFFQ (science-fiction, fantastique et fantasy québécoise) pour vous permettre de découvrir (ou redécouvrir) le plaisir et les mystères de l’écriture. Pour accomplir cette tâche, j’ai décidé de partir en quête de la réécriture parfaite, tel le Graal tant espéré par Arthur et ses frères d’armes.

Sur ce, je vous laisse à votre visionnement, preux chevaliers des mots. Que le souffle de l’inspiration vous porte toujours plus loin.

Que savons-nous de la réécriture? Peu de choses selon moi, puisqu’il s’agit d’une période très exigeante et bien solidaire dans la vie d’un auteur. Néanmoins, il s’agit aussi d’un passage obligé pour un texte que l’on souhaite un jour publier, un travail essentiel en quête de cohérences et de pertinences. J’utilise souvent l’image du chantier de construction pour décrire ce genre de travail et c’est à peu près ça un texte en réécriture. Ça déborde un peu sur les bords, la structure est encore chambranlante et il manque quelques briques ici et là. Mais d’un autre côté, l’édifice prend forme tranquillement.

Cette étape peut paraître à la fois longue et excitante, car on est sans cesse déchirée par l’envie de poser le point final et la peur de ne pas offrir un résultat à la hauteur. C’est l’éternel balancier de l’écriture.

Sur les traces du roi des ombres - jour 15

Jour 15 – Départ

L’heure du retour à la maison s’annonce. Pour attraper notre vol, nous devons partir en taxi vers les 5h du matin. Il fait noir, il fait froid; je veux rester coucher! XP

On part quand même en dodelinant de la tête. J’éprouve à la fois un stresse concernant le trafic, les retards et j’anticipe ma nouvelle monter dans l’avion. Encore une fois, nous avons une escale à faire avant d’arriver. Ce sera cette fois pour Toronto, un peu plus logique comme déplacement que pour Munich. Prenez en compte que si vous faites un voyage avec escale, il y a toujours un délai supplémentaire, une douane supplémentaire et beaucoup plus de risques pour les retards. Vous voyez sûrement où je vais en venir…

Malheureusement, notre premier vol sera retardé de plus d’une heure. J’ai bon espoir que tout reviendra en ordre par la suite, mais, en toute logique, nous allions arriver trop tard pour prendre l’escale Toronto-Montréal prévue à l’horaire. Qu’à cela ne tienne, moi et mon conjoint sommes automatiquement transférés à un autre avion faisant le même trajet. Par contre, il faut spécifier que nous avions environ 15 minutes pour trouver ce nouvel avion. Les agents de bord se font rassurants et nous disent que dans le pire des cas, nous pouvions prendre le vol d’après si on venait à rater le premier (encore du retard XD). N’empêche que nous nous mettons à courir de plus belle après l’atterrissage à l’ouverture des portes.

Au final, nous arrivons juste à temps pour prendre ledit deuxième avion. Un détail nous effleure cependant l’esprit avant même d’avoir retrouvé notre souffle : nos bagages? On nous avait assuré depuis le début que le transfert se ferait automatiquement, sans que nous ayons à intervenir. Mais, étant donné que nous avions couru pour rattraper le vol, il était facile de s’imaginer que nos bagages n’en avaient pas fait autant. Je voyais par le hublot les derniers bagages s’embarquer. Or, les nôtres restaient invisibles.

Ne pouvant pas vraiment faire plus, nous avons décollé sans plus de protestation en tentant de penser à autre chose. Ça ne servait à rien de s’inquiéter outre mesure pour l’instant. À notre arrivée, nous avons finalement confirmé le fait accompli : nos valises n’avaient pas été aussi efficaces que nous et étaient restées en Espagne. Heureusement, l’aéroport de Montréal possède un service spécial de livraison pour ce genre de situation. On nous promet nos valises pour le soir à notre maison. Nous n’avons plus qu’à attendre.

Nous rentrons donc bredouille. Plus de valises à traîner, que des souvenirs légers de châteaux et de conte de fées. Pour bien conclure ce voyage, plusieurs livraisons sont prévues pour le soir chez nous. En premier lieu, nos valises avec tous nos précieux items à l’intérieur. Fait à noter : mon conjoint n’a plus de vêtements à se mettre, tous sont dans sa valise disparue. Pour moi, ma garde-robe n’est pas encore épuisée, alors je lui propose de porter une robe de soie qu’il refuse en riant. (Vaut mieux être sale et fier on dirait!)

Ensuite, nous attendons aussi la livraison d’un bon repas puisque le frigo crie famine. Et finalement, ma mère, qui a joué le rôle essentiel de la gardienne de petit chien, est supposeé venir à la maison me porter mon fidèle compagnon (aussi dénommé M. Whippet).

Mon chien whippet

Ainsi donc, la famille est réunie, je suis de retour à la maison, nos valises arriveront avec 24h de retard, mais, tout de même, je peux dire désormais que je suis rentrée chez moi. Le temps doux m’indique que l’été est finalement arrivé durant mon absence. Je me sens bien, mon conjoint et mon petit chien aussi. Ce fut plus qu’un voyage. J’appellerais ça plutôt une expérience hors du commun! Jamais je n’aurais cru un jour pouvoir vivre autant d’aventures, voir de mes propres yeux des châteaux, des remparts, des cités moyenâgeuses. Mieux comprendre comment pouvaient vivre les gens de la royauté à cette époque et, par-dessus tout, marcher sur les traces du Roi des ombres, mon deuxième roman.

Je vous laisse ainsi sur un dernier extrait de ce livre décrivant, avec le plus de justesse possible, l’environnement et le quotidien de cette époque charnière qui a si longtemps bercé mon imaginaire. Je vous remercie tous infiniment de m’avoir suivi durant ces deux semaines. Et, qui sait, je vous dis peut-être à de prochaines aventures.

Par beau temps, [Alcides] arriva au château de Brest. La renommée de sa rade naturelle était connue de tous. On prétendait qu’une flotte complète pouvait s’y loger en cas d’attaque ou lorsque la tempête était trop forte. Son vaillant goulet ne laissait pas passer qui veut. Le château fort était quant à lui plutôt hétéroclite. L’architecture gothique par endroits détonnait des colonnes romaines.

Sylvain, Stéphanie (2018). Le Roi des ombres. Les Éditions NumérikLivres, p. 132
Sur les traces du roi des ombres - jour 14

Jour 14 – Madrid

Nous sommes finalement arrivés hier à notre appartement de Madrid. Pour faire changement, (voyez le sarcasme ici) nous nous levons tôt et partons visiter le Parc Retiro en passant par métro et sa Estation de l’Arte (jumeau spirituel de la Place-des-Arts à Montréal). Ce parc gigantesque comprend une belle vue sur la ville, un jardin botanique, une fontaine et un bassin assez grand pour y faire du canot. Fait surprenant, un bon nombre de gens se déguise en mascotte pour amasser de l’argent. De voir des Winnie l’Ourson, des Muppets et autres créatures colorées rendent ce parc encore plus accueillant. Surtout, les enfants semblent adorer!

On s’arrête pour le dîner en mangeant une formule tapas, cette fois en taille plus humainement normale. 3 ou 4 plats à partager rendent tout le monde heureux. Patatas el bravas (frites et sauce épicée), boulettes de bœuf, calmars frits et chips en apéro. J’ai aussi eu droit au meilleur Smoothie que j’ai goûté depuis longtemps et à mes premiers churros (bâtonnet de pâte frite) avec sauce chocolat.

Et finalement, nous sommes partis pour l’après-midi à la découverte du Palais Royal de Madrid. Cette fois, il s’agit bel et bien de la demeure du roi d’Espagne. (En fait, notre théorie est que la famille royale ne vit plus entre ces murs, puisque des visites guidées ont lieu tous les jours chaque heure, mais je peux me tromper.) C’était quand même intéressant de faire la comparaison, de visiter un château «moderne», avec du mobilier et de la déco… beaucoup de déco. J’ai comme idée que ça peut-être rappeler certains traits hispaniques du moyen-âges. Malheureusement pour vous, il était interdit de prendre des photos de la plupart des salles. Je vous montre les quelques unes que j’ai pu prendre en toute légalité. 😛

Sur les traces du roi des ombres - jour 13

Jour 13 – Madrid

C’est le cœur gros que je quitte Artajona et la région de Navarre pour me rendre pour la première fois à Madrid. Pendant que je rêve encore le soir de châteaux moyenâgeux, des remparts à n’en plus finir et de la campagne reposante et sereine, nous embarquons dans notre train de la gare de Pamplona; cette même gare qui nous a accueillis trois jours plus tôt. À Madrid, nous allons habiter dans un appartement complet, un deux et demi. Évidemment, tout est plus cher dans la grande ville, mais elle a elle aussi beaucoup de choses à nous raconter, j’en suis certaine!

Sur les traces du roi de ombres - Madrid

Top 7 des faits surprenants sur l’Espagne

Pour ne pas vous ennuyer avec mes déplacements longs et ennuyeux, je vous propose un nouveau palmarès, cette fois concernant l’Espagne que j’ai pu visiter. Pour consulter celui que j’ai fait sur la France, c’est par ici. Il est important de noter qu’il ne s’agit pas toujours de points négatifs, mais tout de même d’élément qui ont marqué la petite Québécoise que je suis. Alors c’est parti!

  1. Les magasins ferment pour le lunch
    Encore une fois, je vais me répéter, mais, tout comme la France, l’Espagne ferme ses portes durant l’heure du midi. Si je me mets en situation et que j’étais un habitant qui décide d’aller magasiner pendant mon heure de lunch, il faut se résoudre à l’évidence : c’est impossible! C’est drôle parce que j’aurais cru qu’il s’agissait des heures les plus achalandées dans les magasins. À la place, il faut attendre le retour du propriétaire vers 14h, à la fin de sa pause dîner.
  2. Un mélange d’ancien et de moderne
    Il m’a semblé tellement merveilleux de pouvoir visiter des monuments centenaires durant mon voyage. En Espagne, tout est historiquement surprenant. Et d’un autre côté, j’ai pu voir aussi des sites complètement modernes tels des champs d’éoliennes, des bus électriques, etc. On ne peut pas dire que les Espagnols vivent comme dans l’ancien temps!
  3. L’intégration touristique parfaite
    Il est surprenant de croiser des touristes Français à tout bout de champ et, plus surprenant encore, des menus de restaurants en quatre langues, parfois cinq. En tant qu’étrangère, je me suis sentis tellement bien accueillis. C’était merveilleux!
  4. C’est vert partout
    11 - Sur les traces du roi des ombres - Vallées de Navarre
    C’était mon premier passage en Espagne et, contrairement à ce que je m’étais imaginé, il y avait beaucoup plus de verdure et d’arbres. Les paysages étaient beaux, la campagne verdoyait de tous ses feux. Il y avait même des conifères en forêt, pas que des feuilles. Moi qui m’attendais à un paysage plutôt désertique, je me trompais sur toute la ligne.
  5. On mange tard!
    Ça, tout le monde m’avait prévenu, mais j’ai quand même été surprise …héhé! Les restaurants ouvrent uniquement à partir de 20h ou refusent du moins de servir à manger avant cela. En période de vacances, c’est bien. Mais quand on a une journée de travail dans le corps, je ne sais pas trop comment je survivrais.
  6. Des toilettes pour tous

    On a l’habitude maintenant de voir des toilettes publiques spéciales pour les handicapés. Par contre, je n’avais encore jamais entendu parler de toilettes familiales. Très rigolo comme concept. J’en ai vu dans la gare de Madrid et de Barcelone. Un symbole sur la porte indique la silhouette d’un papa et d’une maman avec un enfant au milieu. À l’intérieur de cet espace, il y a une cuvette et un lavabo grandeur normale… et un autre taille réduite. De cette façon, l’enfant peut s’occuper tout seul de ses affaires. Une belle initiative pour l’apprentissage de la propreté, j’imagine!
  7. La télévision sans doublage
    Une autre chose qui m’a marquée est la télévision câblée d’Espagne qui propose toutes sortes de programmes dans différentes langues. Alors que je suis heureuse de découvrir des émissions anglophones que je connais, tel que «Les Simpson», je réalise après coup que je visionne réellement un poste hispanophone malgré que certaines émissions soient en anglais. Les pubs restent en espagnol. Et pour les épisodes, il n’y a que les textes et les chansons qui sont sous-titrés en espagnol. Va savoir si tous les Espagnols parlent anglais (ce qui me surprendrait) ou si ces postes sont en fait destinés aux touristes et immigrants. Mystère!
Sur les traces du roi des ombres - jour 12

Jour 12 – Navarre

Dernière journée dans la région de Navarre et, pour ce faire, j’ai décidé de consacrer un article complet sur le magnifique Palais royal d’Olite. En effet, il n’était pas du tout sur mon itinéraire initial, mais, rendu sur place, il s’est révélé un incontournable de la région. Évidemment, vous avez compris par la terminologie «palais royal» que la royauté de Navarre y résidait à partir de sa construction au XVe siècle. C’est un lieu historique qui a complètement été restauré; incroyable à visiter! Dommage que sa date de construction dépasse celle où se situe l’intrigue du Roi des ombres ;). Mes personnages n’auront jamais pu le visiter, mais moi oui!

J’ai donc pu étudier ce fabuleux palais sur toutes ses coutures. Pour le parcours, pas de visite guidée (mon espagnol laisse pas mal à désirer :P) mais armée de mon guide audio, j’ai pu traverser les salles de pierres avec une bonne idée de ce qui pouvait s’y trouver autrefois. Nous avons parcouru ainsi, en toute connaissance de cause, la chambre du roi et de la reine, les remparts et les multiples tours de garde.

Faits à retenir sur le Palais d’Olite

La reine avait exigé à sa construction d’avoir accès à un jardin depuis sa chambre, rien de moins. Seul problème, sa chambre se situait au deuxième étage. Qu’à cela ne tienne, il faut bien satisfaire la reine, alors on a fait construire une énorme salle en voûte pour soutenir le poids du jardin (avec des arbres et tout). Cette salle sans fenêtre, trop froide pour y habiter, trop humide pour y stocker de la nourriture ou des armes, restera inutilisée en tant que telle, complètement laissée au service de ses monarques.

Plus surprenant encore (si c’est possible), le château avait presque l’eau courant à l’époque médiévale. J’ai pu prendre en photo le réservoir d’eau qui se retrouve tout au sommet de l’une des tours de garde (2e et 3e photo). Ainsi, pour ne jamais manquer d’eau même en temps de sécheresse, les serviteurs montaient des seaux chaque jour jusqu’à la cruche géante en empruntant des escaliers en colimaçons (interminables). Ça c’est de la dévotion!

Et finalement, malgré que nous nous soyons bien intégrés à l’Espagne depuis ces quelques jours, nous nous sommes permis un écart de conduite en passant par un restaurant Italien où j’ai déniché la meilleure Calzone au monde! Un vrai régale comme disait le titre des céréales!

Le palais royal d’Olite