Jour 15 – Départ

Sur les traces du roi des ombres - jour 15

L’heure du retour à la maison s’annonce. Pour attraper notre vol, nous devons partir en taxi vers les 5h du matin. Il fait noir, il fait froid; je veux rester coucher! XP

On part quand même en dodelinant de la tête. J’éprouve à la fois un stresse concernant le trafic, les retards et j’anticipe ma nouvelle monter dans l’avion. Encore une fois, nous avons une escale à faire avant d’arriver. Ce sera cette fois pour Toronto, un peu plus logique comme déplacement que pour Munich. Prenez en compte que si vous faites un voyage avec escale, il y a toujours un délai supplémentaire, une douane supplémentaire et beaucoup plus de risques pour les retards. Vous voyez sûrement où je vais en venir…

Malheureusement, notre premier vol sera retardé de plus d’une heure. J’ai bon espoir que tout reviendra en ordre par la suite, mais, en toute logique, nous allions arriver trop tard pour prendre l’escale Toronto-Montréal prévue à l’horaire. Qu’à cela ne tienne, moi et mon conjoint sommes automatiquement transférés à un autre avion faisant le même trajet. Par contre, il faut spécifier que nous avions environ 15 minutes pour trouver ce nouvel avion. Les agents de bord se font rassurants et nous disent que dans le pire des cas, nous pouvions prendre le vol d’après si on venait à rater le premier (encore du retard XD). N’empêche que nous nous mettons à courir de plus belle après l’atterrissage à l’ouverture des portes.

Au final, nous arrivons juste à temps pour prendre ledit deuxième avion. Un détail nous effleure cependant l’esprit avant même d’avoir retrouvé notre souffle : nos bagages? On nous avait assuré depuis le début que le transfert se ferait automatiquement, sans que nous ayons à intervenir. Mais, étant donné que nous avions couru pour rattraper le vol, il était facile de s’imaginer que nos bagages n’en avaient pas fait autant. Je voyais par le hublot les derniers bagages s’embarquer. Or, les nôtres restaient invisibles.

Ne pouvant pas vraiment faire plus, nous avons décollé sans plus de protestation en tentant de penser à autre chose. Ça ne servait à rien de s’inquiéter outre mesure pour l’instant. À notre arrivée, nous avons finalement confirmé le fait accompli : nos valises n’avaient pas été aussi efficaces que nous et étaient restées en Espagne. Heureusement, l’aéroport de Montréal possède un service spécial de livraison pour ce genre de situation. On nous promet nos valises pour le soir à notre maison. Nous n’avons plus qu’à attendre.

Nous rentrons donc bredouille. Plus de valises à traîner, que des souvenirs légers de châteaux et de conte de fées. Pour bien conclure ce voyage, plusieurs livraisons sont prévues pour le soir chez nous. En premier lieu, nos valises avec tous nos précieux items à l’intérieur. Fait à noter : mon conjoint n’a plus de vêtements à se mettre, tous sont dans sa valise disparue. Pour moi, ma garde-robe n’est pas encore épuisée, alors je lui propose de porter une robe de soie qu’il refuse en riant. (Vaut mieux être sale et fier on dirait!)

Ensuite, nous attendons aussi la livraison d’un bon repas puisque le frigo crie famine. Et finalement, ma mère, qui a joué le rôle essentiel de la gardienne de petit chien, est supposeé venir à la maison me porter mon fidèle compagnon (aussi dénommé M. Whippet).

Mon chien whippet

Ainsi donc, la famille est réunie, je suis de retour à la maison, nos valises arriveront avec 24h de retard, mais, tout de même, je peux dire désormais que je suis rentrée chez moi. Le temps doux m’indique que l’été est finalement arrivé durant mon absence. Je me sens bien, mon conjoint et mon petit chien aussi. Ce fut plus qu’un voyage. J’appellerais ça plutôt une expérience hors du commun! Jamais je n’aurais cru un jour pouvoir vivre autant d’aventures, voir de mes propres yeux des châteaux, des remparts, des cités moyenâgeuses. Mieux comprendre comment pouvaient vivre les gens de la royauté à cette époque et, par-dessus tout, marcher sur les traces du Roi des ombres, mon deuxième roman.

Je vous laisse ainsi sur un dernier extrait de ce livre décrivant, avec le plus de justesse possible, l’environnement et le quotidien de cette époque charnière qui a si longtemps bercé mon imaginaire. Je vous remercie tous infiniment de m’avoir suivi durant ces deux semaines. Et, qui sait, je vous dis peut-être à de prochaines aventures.

Par beau temps, [Alcides] arriva au château de Brest. La renommée de sa rade naturelle était connue de tous. On prétendait qu’une flotte complète pouvait s’y loger en cas d’attaque ou lorsque la tempête était trop forte. Son vaillant goulet ne laissait pas passer qui veut. Le château fort était quant à lui plutôt hétéroclite. L’architecture gothique par endroits détonnait des colonnes romaines.

Sylvain, Stéphanie (2018). Le Roi des ombres. Les Éditions NumérikLivres, p. 132

2 réflexions au sujet de « Jour 15 – Départ »

  1. Merci d’avoir partagé ton aventure avec nous 🙂 J’ai bien aimé tes vlogs où tu nous transmets bien ta fébrilité et tes émotions. Bon retour à la réalité 😉

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